Transforming society positively gives voice to the voiceless – Pope Francis

Pope Francis : General Audience 31/10/2018
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Pope Francis sent a message to the 8th World Social Forum on Migrants. The Forum is taking place in Mexico City from 2-4 November. “Migrate, Resist, Build and Transform” is the theme of the Forum. The Pope took the opportunity to encourage the “positive transformation” of society so as to give a voice to the voiceless.

 

Migrate, Resist, Build, Transform

Pope Francis begins his message by referring to the Forum’s theme, which he compares to the words of the Prophet Jeremiah.  God sends Jeremiah “to uproot and to tear down, to destroy and to demolish, to build and to plant” (1:10). Today, the Pope continues, “there are evils to be eradicated, injustices to be obliterated, privileges to be overthrown, dignities to be reconstructed, and values to be planted”.

Positive transformation of society

The Pope proposes that the “positive transformation” of society is based on the rejection of injustice. Opposition to the “throwaway culture”, which the Pope called a “pandemic” disease, is the “first act of justice”. It gives a voice to the voiceless, he continues. Among these voiceless are migrants and refugees, those whom society ignores, exploits, rapes and abuses through “the guilty silence of many”.

Solutions

In addition to denouncing injustice, identifying “concrete and viable solutions” is necessary, Pope Francis wrote in the message. That means building “inclusive and fair societies, capable of restoring dignity to those living in great uncertainty who cannot dream of a better world”.

“I would like to take this opportunity,” the Pope continues, “to encourage civil organizations and popular movements to collaborate in the mass dissemination” of the Global Compact for Refugees and Migrants and the Global Compact for Safe, Orderly and Regular Migration. He also encourages such organizations and movements to “promote a more equitable sharing of responsibilities” in providing assistance to those seeking asylum and to refugees. Likewise, Pope Francis says, they need to provide decisive action so as to “identify victims of human trafficking promptly”, as well as “doing everything possible to liberate and rehabilitate them”.

Our Lady of Guadalupe

Invoking the intercession of “the intercession of the Virgin Mary, Our Lady of Guadalupe”, Pope Francis asks “that she might care for and sustain with her material support” those activities that favour “migrants, refugees, and displaced persons”.

“God bless your work in the coming days”, the message concludes.

About the World Social Forum on Migrants

The World Social Forum on Migrants seeks to address seven topics directly related to migration: human rights, borders, policies, capitalism, gender, climate change and transnational dynamics. In so doing, the Forum wants to build a society more favourable to the protection of migrants and their families, as well as their rights. To this end, the Forum also includes migrants themselves in discussions regarding their needs, expectations, and solutions.

By Sr Bernadette Mary Reis, fsp

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Message du pape François au Forum social mondial des migrations

Refuser toutes les injustices

Le-pape-foule-Audience-Générale 31/10/2018
©-Vatican-Media

« La transformation positive de nos sociétés commence par le refus de toutes les injustices, qui aujourd’hui cherchent leur justification dans la “culture du rebut”, une maladie “pandémique” du monde contemporain. » C’est ce qu’écrit le pape François dans un message adressé au 8ème Forum social mondial des migrations organisé du 2 au 4 novembre 2018, à Mexico.

Le pape y encourage à « donner voix aux “sans voix” », citant « les migrants, les réfugiés et les déplacés, qui sont ignorés, exploités, violés et abusés dans le silence coupable de beaucoup ».

Il invite aussi à la collaboration « pour améliorer les accords bilatéraux et multilatéraux dans le domaine migratoire, afin qu’ils soient toujours au plus grand bénéfice de tous : les migrants, les réfugiés, les déplacés, leurs familles, leurs communautés d’origine et les sociétés qui les accueillent ». « Cela ne peut s’obtenir que dans un dialogue transparent, sincère et constructif entre tous les acteurs, dans le respect des rôles et des responsabilités de chacun », souligne-t-il.

Voici notre traduction intégrale de ce message pour cet événement auquel participait le jésuite Michael Czerny, sous-secrétaire de la Section « Migrants et Réfugiés » du Dicastère pour le service du développement humain intégral.

Anne Kurian

Message du pape François 

Chers frères et sœurs,

Je vous remercie pour l’invitation qui m’a été faite par les organisateurs du Forum social mondial des migrations à vous adresser quelques paroles d’encouragement au début des sessions de travail.

Le programme d’action de la huitième édition du Forum social mondial des migrations rappelle la mission du prophète Jérémie, envoyé par Dieu « pour arracher et renverser, pour détruire et démolir, pour bâtir et planter » (Jr 1, 10). Comme au temps du prophète, aujourd’hui il y a des méchancetés à arracher, des injustices à démolir, des discriminations à détruire, des privilèges à renverser, de la dignité à bâtir et des valeurs à planter.

La transformation positive de nos sociétés commence par le refus de toutes les injustices, qui aujourd’hui cherchent leur justification dans la “culture du rebut”, une maladie “pandémique” du monde contemporain. Cette opposition se pose comme une première réalisation de justice, surtout quand elle réussit à donner voix aux “sans voix”. Et parmi ces derniers il y a les migrants, les réfugiés et les déplacés, qui sont ignorés, exploités, violés et abusés dans le silence coupable de beaucoup.

L’action transformatrice ne se limite pas cependant à dénoncer les injustices. Il est nécessaire de trouver des modèles de solutions concrètes et faisables, en éclaircissant les rôles et les responsabilités de tous les acteurs. Dans le domaine migratoire (migrer), la transformation (transformer) se nourrit de la résistance (résister) des migrants, des réfugiés et des déplacés, et se sert de leurs capacités et de leurs aspirations pour la construction (construire) de « sociétés inclusives, justes et solidaires, capables de rendre la dignité à tous ceux qui vivent dans une grande incertitude et ne réussissent pas à rêver un monde meilleur » (Message au Président exécutif du Forum économique mondial, 23-26 janvier 2018).

Ce forum se propose d’affronter sept axes thématiques directement liés aux migrations contemporaines : droits humains, frontières, incidence politique, capitalisme, genre, changement climatique et dynamiques transnationales. Il s’agit de thèmes très importants, qui méritent une réflexion attentive et partagée par tous les acteurs, une réflexion qui cherche l’intégration des différentes perspectives, en reconnaissant la complexité du phénomène migratoire.

Et c’est justement en raison de cette complexité que depuis deux ans la communauté internationale s’est impliquée dans le développement de deux processus de consultations et de négociations, qui ont comme objectif l’adoption de deux pactes mondiaux, pour une migration sûre, ordonnée et régulière, et l’autre sur les réfugiés. Comme contribution à ces processus, la Section Migrants et Réfugiés [du Dicastère pour le service du développement humain intégral, ndlr], sous ma direction, a préparé un document, intitulé 20 Points d’actions pour les Pactes Globaux, qui soutient une série de mesures efficaces et confirmées qui, dans leur ensemble, constituent une réponse cohérente aux défis qui se posent actuellement. Les 20 Points s’articulent autour de quatre verbes — accueillir, protéger, promouvoir et intégrer — qui synthétisent la réponse aux « défis posés à la communauté politique, à la société civile et à l’Eglise » (Discours aux participants au Forum International «Migrations et Paix», 21 février 2017), par le phénomène migratoire aujourd’hui.

Beaucoup des principes déclarés et des mesures suggérées dans les 20 Points d’Action coïncident avec les déclarations que les organisations de la société civile ont signées dans l’intention de contribuer au processus lancé par les Nations unies en vue des Pactes Globaux. Les coïncidences de principe et de mesure entre les 20 Points et les textes finaux des Pactes sont importants.

Au-delà de leurs limites, que le Saint-Siège n’a pas manqué de signaler, et de leur nature non contraignante, les Pactes Globaux constituent«un cadre de référence pour des propositions politiques et des mesures pratiques » (Message pour la Journée Mondiale de la Paix 2018, 13 novembre 2017). Comme pour n’importe quelle action de portée mondiale, la mise en pratique des recommandations et des suggestions contenues dans les Pactes Globaux demande la coordination des « efforts de tous les acteurs, parmi lesquels, vous pouvez en être certains, il y aura toujours l’Eglise » (Discours aux participants du Forum International sur “Migrations et Paix”, 21 février 2017). A telle fin j’espère pouvoir compter sur votre collaboration à tous et sur celle des organisations que vous représentez dans ce forum.

La même collaboration est demandée pour améliorer les accords bilatéraux et multilatéraux dans le domaine migratoire, afin qu’ils soient toujours au plus grand bénéfice de tous : les migrants, les réfugiés, les déplacés, leurs familles, leurs communautés d’origine et les sociétés qui les accueillent. Cela ne peut s’obtenir que dans un dialogue transparent, sincère et constructif entre tous les acteurs, dans le respect des rôles et des responsabilités de chacun.

Je voudrais saisir cette occasion pour encourager les organisations de la société civile et les mouvements populaires à collaborer à la diffusion massive de ces points des Pactes Globaux qui vivent la promotion humaine intégrale des migrants et des réfugiés — ainsi que des communautés qui les accueillent —, en mettant en évidence les bonnes initiatives proposées. Les organisations et les mouvements sont invités à s’engager pour promouvoir une répartition de responsabilité plus équitable dans l’assistance aux demandeurs d’asile et aux réfugiés. Leur actions est en outre déterminante pour identifier rapidement les victimes de la traite, en réalisant tous les efforts nécessaires pour les libérer et les réhabiliter.

Je demande enfin l’intercession de la Vierge Marie, sous le titre de Notre Dame de Guadalupe, afin qu’elle vous protège et qu’elle vous soutienne de son aide maternelle dans vos activités en faveur des migrants, des réfugiés et des déplacés.

Dieu bénisse votre travail dans les prochains jours.

Vatican, 26 octobre 2018

François

 

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Appel des évêques catholiques à des actions contre le changement climatique

Archévêque Gabriel Mbilingi , President du SECAM, Archévêque  de Lubango (Angola)

Dans un appel pressant signé par cinq présidents de conférences épiscopales, le 26 octobre 2018, les évêques de l’Église catholique invitent les gouvernements à entreprendre des actions ambitieuses et immédiates pour affronter et surmonter les effets dévastateurs de la crise climatique. 

«Nous appelons à prendre des mesures ambitieuses et immédiates pour combattre et surmonter les effets dévastateurs de la crise climatique». Le ton est ferme face à l’urgence de la lutte contre le dérèglement climatique. Les auteurs de la déclaration redisent leur soutien à tous ceux qui sont déjà engagés pour la protection de la planète. «Nous avons entendu  » le cri de la terre et le cri des pauvres  » », lit-on également, comme une référence à l’Encyclique du Pape François Laudato Si qui a guidé la réflexion des archevêques. Ces derniers appellent «à résister à la tentation de rechercher à court terme des solutions purement technologiques à notre situation actuelle, sans traiter les causes profondes et les conséquences à long terme».

Principes directeurs et recommandations

Trois principes fondent l’appel lancé dans la déclaration : «l’urgence», la «justice intergénérationnelle», la «dignité humaine et les droits».

Les archevêques signataires demandent «des politiques qui incluent et reconnaissent »plusieurs éléments. Il faut d’abord limiter la hausse des températures à 1,5°C : une «transition écologique juste et équitable est une question de vie ou de mort pour les pays vulnérables et les personnes vivant dans les zones côtières», est-il rappelé. Oser «un changement profond et durable vers des modes de vie durables», ce qui exige «des choix politiques audacieux». Écouter, protéger et préserver «les traditions et les connaissances spécifiques des communautés autochtones» : le texte dénonce les «fausses solutions qui utilisent les ressources naturelles comme marchandises au détriment des droits des communautés autochtones».

D’autres secteurs visés

Changer de paradigme financier est également «nécessaire», pour s’orienter vers une «finance qui serve la société, qui renforce les communautés et qui favorise l’intégrité, l’égalité et la justice». Il faut aussi transformer radicalement le secteur de l’énergie en favorisant les énergies renouvelables : dans ce but, «il est nécessaire de supprimer progressivement les subventions aux combustibles fossiles et d’éloigner les investissements des compagnies qui continuent d’exploiter de nouvelles réserves d’une manière incompatible avec l’objectif de l’Accord de Paris de limiter la hausse des températures». Enfin, le secteur agricole est évoqué : l’agriculture «ne devrait pas être utilisée pour son seul potentiel de captage du carbone ni pour favoriser les intérêts des grandes entreprises au détriment d’agriculteurs pauvres et de la santé de la population», déplorent les auteurs. Ces derniers encouragent l’agroécologie «en tant que pratique particulièrement adaptative et résiliente», garante du bien-être de chacun.

Écologie humaine

Bien des actions concrètes sont donc proposées dans cette déclaration. Mais la conclusion évoque encore un autre aspect : «nous croyons fermement que cette conversion écologique est aussi un défi spirituel», estiment les archevêques signataires. Tout ce qui favorise un mode de vie plus durable et plus juste est jugé «essentiel à la survie du genre humain». Lire la déclaration en anglais. 

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Bishops sign document calling for action against climate change

Archbishop Gabriel Mbilingi , President, SECAM, Archbishop of Lubango signing the statement on Climate Change.

Five presidents of continental bishops’ conferences and leaders of the Catholic Church organizations on October 26, 2018, called on government leaders to take ambitious and immediate action to tackle and overcome the devastating effects of the climate crisis. In the context of a recent UN IPCC report on the urgent need to develop policies that limit global warming to 1.5 degrees, Church leaders call politicians to work towards an ambitious implementation of the Paris Agreement for the people and the planet. They ask for the next United Nations climate change conference (COP24, Katowice, Poland, December 2018) to prove a milestone in the path set out in 2015 in Paris.

« We must be prepared to make rapid and radical changes and resist the temptation to look for solutions to our current situation in short-term technological fixes without addressing the root causes and the long-term consequences, » the bishops said in the statement.

The statement was signed at the Vatican Oct. 26 by: Cardinal Oswald Gracias of Mumbai, India, president of the Federation of Asian Bishops’ Conferences; Archbishop Jean-Claude Hollerich of Luxembourg, president of the Commission of the Bishops’ Conferences of the European Union; Archbishop Gabriel Mbilingi of Lubango, Angola, president of the Symposium of Episcopal Conferences of Africa and Madagascar; and Cardinal Jose Luis Lacunza Maestrojuan of David, Panama, president of the Latin American bishops’ council’s economic committee.

Cardinal Gracias told journalists that on the issue of climate change, the church cannot rest until « the Paris agreement is fulfilled, adhered to and followed up. »

« People who are affected most are the weakest, » he said. « There is no doubt that this is something that is urgent, important, and it is our responsibility to throw our full weight on it. »

Archbishop Hollerich said that a contributing factor to the crisis was the flow of money into industries that contribute to climate change, especially fossil fuels. « If you do not look to the sources of money and where the money flows we have a very nice way of speaking, but things will not really happen, » the archbishop said. « And things have to happen because everything is interconnected as Pope Francis says in Laudato Si’ and we are responsible for the people in Europe but also the people of other continents. »  « We are co-responsible for this earth, there is only one. We have to act now and I think the urgency of this call is very important. »

Joseph Sapati Moeono-Kolio, a Samoan observer at the Synod of Bishops said the bishops’ declaration was « a huge symbolic step, it’s a symbol of hope for many of us. » « The issue of climate change is « more than just science, politics and ideology » and frequent debates have « bogged down » any genuine action. « I’d like to remind you that there is a human face to climate change, you’re looking at it, » he said. « But I am not the only one; there are many of us vulnerable people back home and it’s one of those issues where, eventually, we’ll all become the face of climate change if we don’t do anything soon. »

The future of young people, especially those living in Asia and Oceania, are threatened by climate change, which has resulted in many young men and women migrating, he explained. « As you know, young people bear the brunt of a lot of bad decisions and we want to end it here, » he said.

The effects of climate change, he continued, have resulted in more frequent and increasingly powerful cyclones that have struck his native Samoa. When those storms come, he said, villagers often run to the strongest building nearby: the local church. « I think that’s a very good image of what we’re trying to do here, the importance of this document, the church now should be a haven of safety, especially for young people, » he said. Read the statement. 

 

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The Time for Living The Change

From 7 Octobre to the 2nd December 2018 is a time to live part of our response to the recent IPCC Special Report on Global Warming of 1.5 °C, which provided alarming scientific evidence for the climate damage that should be expected if the world continues on its current trajectory.

By celebrating (rather than simply highlighting) the countless ways that people are already living sustainably around the world, we hope to foster a deeper cultural change that can sway hearts and minds to start taking climate action today.

See how faith communities are celebrating Living the Change in local events around the world in our new Flickr album!

Going deeper

Are you interested in learning more about how and why celebrating sustainable lifestyles is an important piece of global climate action? Check out the personal testimonies about sustainable living on our new Blog … especially this thoughtful response to the IPCC Special Report by Rev. Fletcher Harper, Executive Director of GreenFaith.

Leadership Program

On 22 October, a cohort of 70 local leaders received their certificates of completion for the first “Sustainable Living Leadership Program.” Over the past eight weeks, they were trained by experts on sustainable living and gained skills and knowledge to bring “Living the Change” to their respective faith communities.

Here are some snapshots of what participants liked the most:

  • “It was great to connect with so many people from all over the world and different faith backgrounds.”
  • “I have learnt that faith communities can have a particular voice in the climate change struggle.”
  • “I recognize the broader movement of which I am a part. This isn’t something unique to me or my situation – this is a global movement.”

If you are interested in joining the next course in early 2019, please register here.

Making your voice heard

It’s no coincidence that the Time for Living the Change will continue through the start of COP24, the UN climate negotiations in Katowice, Poland during the first half of December. Living the Change representatives will be attending the negotiations to reinforce the importance of sustainable behavior change and demonstrate how diverse religious and spiritual communities are leading by example. We will also present a broad-based collection of personal commitments to international decision makers, so please make your sustainable living commitment today and ensure your voice is heard at COP24!

We are honored that diverse faith leaders around the world are making their own sustainable living commitments and becoming active partners in our global movement, including:

  • Bishop Efraim Tendero, Secretary General of the World Evangelical Alliance, which represents 600 million Evangelicals in 129 countries, committed to a vegetarian diet and to power his home in the Philippines with 100% renewable energy.
  • Gretchen Castle, General Secretary of the Friends World Committee for Consultation, the international office of the Quaker community, committed to purchase 100% renewable energy to power her home in the United Kingdom.
  • Tariq Al Olaimy, Co-chair of UNESCO’s Global Action Programme on Education for Sustainable Development partner network, committed to adjust his thermostat 1-2°C (3-4°F) higher during the summer, minimize his air conditioning use, and reduce food waste in his home in the Kingdom of Bahrain by 50%.
  • The Most Reverend Antje Jackelén, Primate of Sweden and Archbishop of Uppsala, committed to eat at least five vegetarian meals each week.
  • Arthur Dahl, President of the International Environment Forum, committed to make his next car in Switzerland a hybrid or electric car.
  • Marie Dennis, Co-president of Pax Christi International, committed to walk or use a bicycle for her repeated errands in the United States.
  • Rabbi Jonathan Keren-Black, Co-Founder of the Jewish Ecological Coalition, committed to a range of sustainable behavior changes, including, but not limited to: installing a solar array and purchasing renewable energy to power his home in Australia, eating meat only once each week, and planning to take only non-stop flights without layovers.

Please stay tuned for more updates as the Time for Living the Change continues. In the meantime, you can also click here to learn how you can organize your own local event in October and November!

In faith,

Caroline Bader
Living the Change Director

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Guide du journal LE MONDE pour aider à voir clair dans l’information sur internet

Le journal Le Monde s’est engagé dans une démarche d’éducation à l’information par la mise à disposition, sur son site Internet, de contenus pédagogiques, afin de donner, au plus grand nombre, les clés de compréhension pour naviguer dans l’océan de l’offre médiatique.

Aujourd’hui de fausses informations, rumeurs et autres complots sont diffusés à grande échelle sur les réseaux sociaux, ces plates-formes d’échanges devenues médias, et où les recommandations de nos contacts valent hiérarchie de l’information. À tel point que Facebook a été accusé d’avoir influencé l’issue de l’élection américaine de novembre 2016, en laissant proliférer les fausses informations, appelées « fake news », qui désignent des informations volontairement trompeuses. Un ennemi difficile à combattre, puisqu’une analyse ne sera jamais autant diffusée que le mensonge d’origine.

Pour combattre ce mal, Le Monde explique, ce qu’est une information, pour que les jeunes apprennent à adopter, pour eux-mêmes, des réflexes journalistiques. Ce que je lis, est-ce une information, une opinion, une rumeur ? D’où vient-elle ? Est-ce du discours rapporté ? Cette image que je vois, de quand date-t-elle ? A-t-elle déjà été utilisée dans un autre contexte ? Etc.

Guide complet pour vérifier l’information, qui pourra servir à tout citoyen.

A. Pourquoi il est important de vérifier une information avant de la partager ?

Nous voyons une information circuler sur Facebook, sur Twitter ou un autre réseau social, elle nous fait réagir et nous voulons tout de suite la partager. Rien de plus normal, mais attention ! En participant à la diffusion de ces informations, nous avons donc autant le pouvoir de faire connaître un sujet qui nous tient à cœur… que celui de «piéger » involontairement notre entourage si l’information est fausse. Ce qui peut dans certains cas avoir des conséquences dommageables : diffuser une fausse rumeur d’attentat peut contribuer à créer une panique pour rien.

Partager une fausse information sur une personne peut nuire à sa réputation et l’exposer à des insultes, voire pire.  On peut donc considérer que nous sommes en partie responsables des informations que nous partageons. D’où l’importance d’apprendre à ne pas se faire piéger soi-même, pour éviter de piéger nos contacts à notre tour.

Ces outils que nous vous offrons ne vous permettront sans doute pas de trier à coup sûr le vrai du faux, mais ils sont là pour vous éclairer dans vos réflexions. Il s’agit de donner des moyens à chacun de lutter contre les manipulations ou les informations malveillantes qui pullulent. Et de rappeler qu’il n’est jamais trop tard pour rectifier, au minimum, une information fausse.

B. Qu’est-ce qu’une information ?

Le mot désigne des faits portés à la connaissance d’un public. Mais pour être considérée comme telle, une « info » doit répondre à au moins trois critères :

  1. Elle doit avoir un intérêt pour le public.

Une histoire de la vie courante comme « j’ai promené mon chien ce matin » peut être intéressante ou attendrissante, mais elle relève de l’anecdote. Une information, en revanche, amène quelque chose qui doit concerner le public à qui elle est destinée. Par exemple, une agence de presse va raconter un séisme en Italie ou un journal d’information va révéler un document prouvant un scandale.

  1. Elle doit être appuyée sur un fait.

Une information n’est pas un avis. Par exemple, dire que l’on préfère le footballeur Cristiano Ronaldo à Lionel Messi est simplement une opinion, car votre voisin pourrait tout à fait dire l’inverse. En revanche, dire que le premier a fait une meilleure saison en 2016, en remportant notamment plus de grandes compétitions internationales et en étant sacré meilleur joueur de l’année, c’est une information, car cela s’appuie sur des faits.

  1. Elle doit être vérifiée.

Une rumeur se base sur des « on dit que… », sans que l’on puisse savoir quelle est  l’origine de l’affirmation. Au contraire, une information se base sur des faits réels et, dans la mesure du possible, vérifiables par tous. Par exemple, « le niveau de la Seine a dépassé les 6 mètres le 3 juin 2016, selon Vigiecrues ». Un des principes du journalisme consiste à ne pas donner une information sans qu’elle ait été au préalable vérifiée auprès, selon le cas, des personnes directement concernées, de plusieurs témoins, d’experts, etc.

Cas concret :

Un militant a diffusé sur les réseaux sociaux un message qui affirme qu’Alain Juppé a dit la phrase suivante : « J’avais fait construire la plus grande mosquée d’Europe. » Si l’on écoute la vidéo qui accompagne son message, on entend bien M. Juppé dire cette phrase.

Mais attention ! Si l’on retrouve l’intervention de M. Juppé sur France 3, on s’aperçoit que sa déclaration a été coupée et détournée de son sens par le militant sur Twitter. En réalité, il a déclaré : « On a commencé par dire que j’avais fait construire à Bordeaux la plus grande mosquée de France, et même d’Europe. » Dans le contexte de l’interview, on s’aperçoit qu’en réalité Alain Juppé disait être victime de fausses informations… comme celle de notre militant qui a volontairement coupé sa phrase.

C. Qu’est-ce qu’une source d’information ?

 Par « source », on entend tout simplement l’origine de l’information. C’est une notion importante puisqu’elle apporte de précieux éléments de réponse à la question de savoir si un article est fiable.

Source directe ou indirecte ?

Dans un article, une source peut être plus ou moins directe et plus ou moins clairement mentionnée. On peut distinguer deux types de sources : les sources primaires et les sources secondaires :

  1. La source primaire est un élément direct : un témoin d’événement, un participant à une réunion, un enregistrement vidéo, une photographie, un document écrit…
  2. Les sources secondaires font appel à un ou plusieurs intermédiaire(s) : cela peut être le récit d’un média ou d’un livre d’histoire, une anecdote racontée par quelqu’un qui n’était pas présent au moment où elle a eu lieu mais qui raconte ce qu’on lui en a dit, etc.

Le cas des sources anonymes

Parfois, les journalistes donnent la parole à des personnes sous couvert d’anonymat, pour les protéger. Certains y ont recours plus régulièrement que d’autres, que ce soit dans le domaine de l’investigation ou dans celui du politique. On peut par exemple lire « un proche de Madame  Dupont dit que… » lorsque la personne en question ne souhaite pas être associée à ses déclarations.  Face à une source anonyme, on peut attendre d’un média sérieux qu’il vérifie ses affirmations et ne se base pas sur un seul avis.

Toute source a ses limites

Les journalistes essaient de multiplier les sources, en faisant en sorte qu’elles soient le plus directes possibles, pour vérifier les informations. Il est important de le faire car plusieurs sources, même primaires, peuvent donner des éléments contradictoires et des précisions sur un même événement. Elles y ont d’ailleurs parfois intérêt : demandez à quelqu’un s’il est coupable, il le reconnaîtra rarement… On peut donc accorder d’autant plus d’importance à une information si elle vient de sources variées et identifiées.  

Cas concret :

Un article, qui affirme que les jardins potagers seraient taxés à partir de 2017, a été partagé des dizaines de milliers de fois sur les réseaux sociaux :

Mais lorsque l’on regarde d’où vient l’information, on s’aperçoit qu’elle a été publiée sur le site Actualite.co : Ce site n’est absolument pas fiable : il a été créé pour permettre à n’importe quel internaute de fabriquer de faux articles et de les partager pour piéger ses amis. L’information était donc fausse.

 D. Vérifier une rumeur qui circule sur les réseaux sociaux

 Facebook, Twitter, Snapchat, Reddit ou YouTube ne sont pas des sources d’informations en soi. Les publications que vous y trouverez peuvent aussi bien venir de sources réputées sérieuses que d’internautes mal intentionnés. Voici quelques conseils pour mettre en perspective les informations auxquelles vous êtes confrontés sur les réseaux sociaux :

  1. Identifiez l’auteur du message. Qui s’exprime ? S’agit-il d’un média connu, d’une personnalité publique ou bien d’un site ou d’un internaute dont vous n’avez jamais entendu parler ?
  2. Partez du principe qu’une information donnée sur le web par un inconnu sans aucune possibilité de la vérifier vous-même est a priori plus fausse que vraie.
  3. Fiez-vous plutôt aux médias reconnus, aux journalistes et aux experts identifiés. Attention, ne considérez pas pour autant que cela suffit à rendre toutes leurs informations absolument vraies. Tout le monde peut se tromper, de grands médias aussi.

Essayez au maximum de remonter à la source de l’information. Beaucoup de messages qui circulent sur les réseaux sociaux ne disent pas d’où provient l’information. Dans l’absence de source ou de référence précise quant à l’origine d’une affirmation (un chiffre, une anecdote…), mieux vaut rester prudent. Méfiez-vous également des sources indirectes du type « l’ami d’un ami m’a dit que… »

  1. Un principe de base est que si plusieurs médias fiables donnent la même information en citant des sources différentes, elle a de bonnes chances d’être vraie. A l’inverse, face à une information non sourcée, le fait de ne pas la retrouver ailleurs invite à la plus grande prudence. Twitter et Facebook permettent d’interpeller des journalistes, vous pouvez tenter de le faire pour leur poser la question.
  2. Vérifiez la date de l’information, image ou vidéo : sur les réseaux sociaux, il arrive qu’une publication ancienne « remonte » lorsqu’elle est très partagée. On risque de prendre comme une nouveauté un fait qui date de plusieurs mois.
  3. Une photo ou une vidéo n’est jamais une preuve en soi, particulièrement quand elle vient d’un compte inconnu. Elle peut être ancienne, montrer autre chose que ce qui est dit ou être retouchée avec un logiciel. On peut le vérifier en entrant l’URL de l’image sur Google Images ou sur le site TinEye.
  4. Méfiez-vous des messages chocs. L’information qui circule sur les réseaux joue souvent sur l’émotion. Il n’y a rien de mal à être agacé face à une injustice ou attendri par un animal mignon, mais il faut rester conscient du risque de se faire prendre au piège.
  5. Un message partagé n’est pas forcément vrai. Ce n’est pas parce que des dizaines de milliers de personnes ou quelques amis de confiance ont partagé un message qu’il est authentique. Cela veut seulement dire qu’il fait réagir, ni plus ni moins.
  6. Réfléchir avant de partager. Cela paraît simple, mais cela reste la meilleure règle : Réfléchir quelques secondes avant de s’emballer et de partager une rumeur évite bien des embarras. Il suffit souvent de quelques clics et de quelques recherches pour recouper ou vérifier une information.

Cas concret :

Le Front national a diffusé sur les réseaux sociaux cette image, présentant le cas d’un agriculteur qui ne vivrait qu’avec 284 euros par mois, pour opposer sa situation à celle des demandeurs d’asile :

Mais en réalité, l’agriculteur Pierre n’existe pas. Sa situation a été inventée et ce que l’image ne dit pas, c’est qu’il aurait en fait le droit à une aide pour que ses revenus soient d’au moins 800 euros par mois à la retraite.

E. Comment vérifier une image ou une vidéo ?

Les vidéos et les images qui circulent sur les réseaux sociaux prennent une part de plus en plus importante dans notre consommation de l’information. Elles posent en revanche des problèmes spécifiques pour arriver à prendre du recul puisqu’elles diffèrent largement dans la forme de l’article « traditionnel ». Voici quelques conseils pour appréhender ces médias.

  1. Gardez toujours à l’esprit qu’images et vidéos ne sont pas des preuves en soi. Comme tout élément d’information, ces médias peuvent être sujet à des interprétations et des manipulations.
  2. Posez-vous des questions sur le contexte. Qui est l’auteur de cette photo ou vidéo ? Où a-t-elle été prise ? A quelle date ? Comment a-t-elle été ensuite diffusée ? Plus les informations à ce sujet seront nombreuses, plus il sera possible de les vérifier et donc de comprendre de quoi il s’agit. A l’inverse, partez du principe qu’il est impossible d’accorder du crédit à une image en l’absence de ces informations.
  3. Vérifiez si elle n’a pas été partagée ailleurs avant. Il existe un outil simple de recherche inversée sur Google pour les images, et un autre similaire d’Amnesty international pour les vidéos. Avec ces outils, vous pourrez comparer les informations sur la même image dans d’autres contextes, pour voir si les versions coïncident ou non.
  4. N’hésitez pas à lire les commentaires de la publication. On peut parfois y trouver des remarques pertinentes, des précisions, voire une réponse de l’auteur de l’image.
  5. Enfin, rappelez-vous que le nombre de partages ou de vues sur une publication n’est pas un signe de fiabilité. Cela veut seulement dire qu’elle fait réagir, ni plus ni moins.

Cas concret :

Voici une photo présentée par le site RadioCockpit.fr comme celle d’un pilote avion français avec une pancarte indiquant : « Hollande Démission », dans un article publié le 24 septembre 2014.

Attention : il s’agit en fait d’un photomontage, ce dont on peut s’apercevoir en utilisant la recherche inversée de l’outil Google Images. Avec cette recherche, on tombe sur une vidéo réalisée par un pilote de chasse américain qui s’est filmé en plein vol avec des pancartes, sur lesquelles il adresse un message à son frère à l’occasion de son mariage. Rien à voir, donc, avec François Hollande.

F. Comment reconnaître une théorie complotiste ?

 Il existe plusieurs définitions de ce qu’est une théorie conspirationniste. D’une manière générale, l’expression désigne les thèses qui affirment qu’un groupe plus ou moins occulte manipule le monde ou au moins certains grands événements (élections, attentats…) dans le plus grand secret.  Voici quelques signes qui permettent de déceler les théories conspirationnistes et quelques conseils pour les déconstruire.

  1.  Un groupe obscur qui tire les ficelles. On retrouve souvent dans les thèses complotistes l’idée selon laquelle tout serait cousu de fil rouge, manigancé à l’avance et dans le secret par un groupuscule qui domine le monde (au choix : les Juifs, les Illuminatis, les Reptiliens etc.), sans en avancer la moindre preuve. Les théories du complot sont séduisantes car elles offrent souvent une réponse simple et toute faite à des problèmes complexes.
  2. Le détail présenté comme une preuve absolue. En principe, plus une information est surprenante ou plus une accusation est grave, plus il est nécessaire de l’étayer. Par exemple, tout le monde (ou presque) s’accorde à dire depuis des siècles, preuves à l’appui, que la Terre tourne autour du Soleil. Pour affirmer l’inverse, il faudrait donc disposer de preuves solides. Le discours conspirationnistes fait exactement l’inverse : il remet en cause des discours argumentés et bâtis sur de nombreux faits à partir de quelques vagues observations.
  3. Les coïncidences qui deviennent des preuves. Une autre grosse ficelle consiste à utiliser des éléments a priori sans incidence comme autant de preuves que tout est manipulé. Par exemple, après l’attentat de Nice le 14 juillet 2016, une théorie conspirationniste a présenté les faits comme une tuerie manipulée par le Mossad, sous le simple prétexte qu’un touriste juif avait filmé la scène. Il y avait pourtant des milliers de personnes sur place.
  4. L’absence de source fiable devient un argument supplémentaire. Il est tout à fait légitime de demander des preuves, face à des accusations aussi graves que le fait d’avoir monté un attentat de toutes pièces par exemple. Le discours complotiste a souvent une réponse toute trouvée : « S’il n’y a pas de preuve, c’est normal. Elles ont été effacées ou cachées par ceux qui nous manipulent ! » Problème : l’absence de preuve ne… prouve rien.
  5. La rhétorique conspirationniste n’accepte pas les remises en cause. Tout argument valide qui va à son encontre est écarté en invoquant le fait qu’il s’agirait d’une manœuvre de diversion, d’une manipulation téléguidée par le groupe occulte dont on parle, voire en l’ignorant complètement. Le tout sans jamais répondre sur le fond du sujet.
  6. Parfois, on ne peut pas tout expliquer dans la foulée d’un événement. Dans le cas d’événements complexes, il faut souvent des jours, des mois voire des années pour faire la lumière sur les circonstances précises. Cela n’a rien d’anormal.
  7. Attention à ne pas voir des conspirationnistes partout. Il existe des définitions plus ou moins larges du complotisme, mais il ne faut pas réduire toute critique ou tout doute exprimé à une théorie conspirationniste. Il est tout à fait légitime d’interroger un discours auquel on est confronté, d’exiger des explications, des arguments, des preuves. L’important est simplement de ne pas inverser les choses, en tirant des conclusions inverses et définitives sans réelle preuve.

G. Comment lire un sondage ?

Plus une élection approche, plus les sondages en tous genres fleurissent pour tenter de deviner qui en sera le vainqueur. Mais attention : tous les sondages ne se valent pas et, de façon générale, il est bon de les prendre avec des pincettes. Voici nos conseils.

  1. Attention aux faux sondages. Les « sondages » sur internet de type « question du jour », faits sur Twitter ou sur certains sites d’information, ne sont absolument pas contrôlés. Il est très facile d’y répondre plusieurs fois, ce qui fait que l’échantillon obtenu n’est absolument pas représentatif de la population. Ces études ne donnent donc pas d’indication sur les intentions de l’électorat.
  1. Un sondage qui porte sur une élection ou un référendum doit préciser, dans sa notice, la manière dont il a été réalisé. Sinon, il contrevient à la loi.
  1. Une enquête d’opinion doit avoir été menée auprès d’un échantillon de sondés de taille raisonnable (au moins 500, plus encore dans l’idéal). Sinon, sa fiabilité peut être mise en doute. Attention : certains sondages portent sur un sous-échantillon (par exemple, les jeunes ou les électeurs de droite). Dans ce cas, c’est ce sous-échantillon qui doit être composé d’au moins 500 personnes.
  1. Faites attention à la manière dont la question est posée. S’il s’agit d’une question d’opinion (par exemple : « Etes-vous favorable à… »), la question ne doit pas orienter la réponse.
  1. Tenez compte de la marge d’erreur (elle est en principe précisée dans la notice du sondage). Si, par exemple, le candidat X est donné en tête face au candidat Y avec 50,5 % des votes et que la marge d’erreur est de 3 points, le sondage ne permet pas vraiment de les départager car cela signifie que le score X peut aussi bien être 47,5 % que 53,5 %. Par ailleurs, la marge d’erreur n’est pas une donnée absolue, il existe de nombreux autres biais possibles.
  1. Souvenez-vous qu’un sondage n’est qu’une photographie à un instant T de l’opinion. Un candidat donné en tête avec 10 points d’avance trois mois avant l’élection peut s’écrouler. De même, on peut accorder plus de crédit à un résultat validé par plusieurs sondages différents dans le temps et par des instituts différents qu’à un seul sondage isolé.  
  1. Plus un sondage arrive longtemps avant une élection, moins il est fiable. Cela tient non seulement au fait que les électeurs peuvent changer d’avis entre-temps mais aussi que les noms des candidats ne sont pas tous connus et que la campagne n’a pas réellement démarré.

 

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How to spot fake news – an expert’s guide for young people

https://theconversation.com/how-to-spot-fake-news-an-experts-guide-for-young-people-88887

from www.shutterstock.com

Every time you go online, people are competing for your attention. Friends, strangers, businesses, political organisations, charities and news websites all serve up a constant stream of eye-catching pictures, videos and articles, wherever you might go looking for information – Google, Twitter, Facebook, Snapchat, Instagram or YouTube.

But in the race to catch your eye, not all of these players feel like they have to tell the truth – and you can’t always rely on social media platforms to filter out the falsehoods. The result is fake news: stories that are specially designed to mislead or deliberately misinform people.

Over the past six months, I’ve been part of a team of researchers and producers from the University of Salford and CBBC Newsround working to understand the impact of fake news on young people living in the UK.

We spoke to 300 young people between nine and 14 years old, to discover how they deal with fake news in their everyday lives, and the impact it has on them as they are growing up.

Don’t believe everything you see on your smartphone. from http://www.shutterstock.com

The results were very complicated, but we discovered that young people urgently need tools to help them navigate the murky waters of social media. Above all, we found that young people need to be able to trust what they hear and see around them as they’re growing up.

If young people don’t believe what they’re reading is true, then their trust will be eroded – and then they could stop believing anything at all. In the long run this means they won’t care about being part of big debates about politics, culture and the society in which they live.

The fake news spectrum

There is a spectrum of fake news: from truly absurd and unbelievable stories, which are easily identified as fake news, to more subtle types of misinformation, which are more difficult to detect.

Who knows what tot believe these days?! Viral agency admits video of female cyclist revenge may be fake – BBC News http://buff.ly/2lbPyF3 

This second, covert type of fake news comes in the form of editorials, advertorials and stories that go viral across the web. These stories aren’t necessarily absurd or obviously wrong, but they do contain factual untruths or misleading images, put in there deliberately to distort the truth.

Tips and tools

But there are ways that young people can tell the difference between real news and fake news, to help them understand what’s really going on, in a world where smart phones and digital devices have become an extension of our hands, eyes, ears and brains.

1) Find out about the source. Look at the website where the story comes from to see if the story is well-presented, if the images are clear, and if the text is written well and without any spelling errors or exaggerated language. If you’re not sure, try clicking on the “about us” section, and check that there’s a clear outline explaining the work of the organisation and its history.

2) Look at the author. To check if they are real, reliable and “trustworthy”, look for other pieces they have written and what outlets they have written for. If they haven’t written anything else, or if they write for websites that look unreliable, think twice about believing what they say.

3) Check that the article contains references and links to other news stories, articles and authors. Click on the links and check if they seem reliable and trustworthy.

4) Do a Google Reverse Image Search. This is an excellent tool, which allows you to search Google by images, rather than words. It’s simple; all you have to do is upload a picture onto the Google Reverse Image Search site and you will see all the other web pages that have similar images. This then tells you the other sites where the images have been used – and if they’ve been used out of context.

5) See if the story you are reading about is being shared on any other mainstream news outlets, such as BBC News or Sky News. If it is, then you can feel more sure that the story is not fake, because these organisations take special care to check their sources and very rarely publish a story without having a second source to back it up.

It’s really important to avoid sharing stories that you are unsure about. If you are in any doubt about whether it is real or fake, discuss it with a friend or a family member to find out what they think about the story.

The power is yours

Our research showed that young people who get to talk about fake news – what it is, and what it means – are much better at finding out whether news is real or fake. This means it’s important for schools to start teaching young people how to understand information they find online.

Lessons should be given on how search engines work, where online links lead and how to check whether a story is reliable using information from other sites and what accountability and accuracy mean, in the context of online news.

Knowing these things about online news, and being able to apply them in everyday life will give you control over what news you read and which stories you choose to share. You will be the heroes fighting for good journalism, so we’re depending on you to help fact win out over fiction, and get real news to rise above fake news.

Autor : Beth Hewitt

Senior Lecturer in Media Practice, University of Salford – Beth Hewitt is a member of the Northwest Royal Television Society, and a member of the Manimation Committee.

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