Les personnes migrantes en première ligne dans la crise alimentaire

CCFD Terre Solidaire

Dans le contexte de la pandémie, les difficultés d’accès à l’alimentation se sont accentuées pour les  lus précaires. Les personnes migrantes, de la Seine-Saint-Denis à l’Inde en passant par la Mauritanie, sont particulièrement concernées.
La crise liée au Covid 19 met clairement en évidence la vulnérabilité des personnes migrantes, mais aussi le rôle majeur qu’elles jouent dans nos systèmes alimentaires dont elles sont devenues des rouages incontournables.

A Montreuil, en Seine-Saint-Denis, au début du confinement. Les personnes migrantes font la queue pour continuer à envoyer de l'argent au pays ©Anne-Isabelle Barthélémy/CCFD-TerreSolidaire
A Montreuil, en Seine-Saint-Denis, au début du confinement. Les personnes migrantes font la queue pour continuer à envoyer de l’argent au pays ©Anne-Isabelle Barthélémy/CCFD-TerreSolidaire

A Montreuil, en Seine-Saint-Denis, au début du confinement. Les personnes migrantes font la queue pour continuer à envoyer de l’argent au pays @Anne-Isabelle Barthélémy/CCFD-TerreSolidaire

1           Une crise sanitaire et alimentaire qui touche les plus précaires, dont les personnes migrantes

« Je redoute des émeutes de la faim. Nous comptons entre 15 000 et 20 000 personnes qui, entre les bidonvilles, les hébergements d’urgence et les foyers de travailleurs migrants vont avoir du mal à se nourrir » .

Ces mots, qui rappellent douloureusement l’expression consacrée pour la crise alimentaire mondiale de 2008, qui avait touché de nombreux pays en développement, sont ceux de Georges-François Leclerc, Préfet de Seine-Saint-Denis, en 2020.

Ils attestent que dans l’ombre de la crise sanitaire, une autre crise majeure couve, partout dans le monde.

2           Crise alimentaire : la dichotomie Nord Sud n’a plus de sens

La situation était déjà, avant la pandémie, particulièrement inquiétante.

Selon un rapport de 5 agences des Nations Unies publié en 2019, 821 millions de personnes souffraient de la faim dans le monde, et 2 milliards étaient touchées par l’insécurité alimentaire.

Une tendance marquée à la hausse puisque l’on assistait à la 4e année consécutive d’augmentation de ces chiffres.

Loin des clichés, les enjeux alimentaires ne peuvent plus aujourd’hui se réfléchir selon une dichotomie Nord–Sud.

Car en Europe8% de la population est désormais en insécurité alimentaire .

Les personnes touchées partagent un point commun : la pauvreté.
Cette précarité structurelle est une réalité préexistante qui a « simplement » été exacerbée par la pandémie du COVID-19.

Parmi les populations en première ligne, les personnes migrantes.

Compte-tenu des mesures de confinement, beaucoup se sont retrouvées sans emploi et donc sans ressource pour acheter de la nourriture.

En Inde, les travailleurs et travailleuses migrantes internes n’avaient que quelques jours de nourriture à disposition, et très peu d’argent d’avance. Le confinement les a privés du jour au lendemain de toute source de revenus, sans aucun filet de sécurité.

En Mauritanie, le confinement a entraîné la mise à l’arrêt de toutes les activités informelles, en particulier dans le bâtiment et le secteur de la pêche, qui emploient une écrasante majorité de migrants subsahariens.

Conséquence : un peu partout, les populations migrantes se retrouvent sans travail et sont exclues des potentielles aides des Etats.

3           Le COVID-19, révélateur de la place centrale des personnes migrantes dans nos économies

Cette crise montre clairement le rôle central de nombre de ces personnes en situation de travail précaire, souvent migrantes ou issues de l’immigration, dans nos économies actuelles.

En France, les personnes migrantes occupent des métiers fréquemment délaissés par la population locale mais essentiels à notre société : activités de nettoyage, d’aide à la personne, de l’agriculture, du commerce, de livraison, de caisses des grandes surfaces…

Ces « premières et premiers de corvée » ont été applaudis et remerciés parfois, mais ont payé un lourd tribut sur leur santé : en témoignent les chiffres de la surmortalité en Seine Saint-Denis par exemple.

4           Le secteur agricole dépendant des travailleuses et travailleurs migrants

80% de la main d’œuvre salariée du secteur agricole
est d’origine étrangère en France

Dans le secteur agricole, la fermeture des frontières a fait prendre conscience de la dépendance de la France aux travailleuses et travailleurs migrants saisonniers, puisque près de 80% de la main d’œuvre salariée est d’origine étrangère [1].

L’appel du ministre de l’Agriculture à toute la main d’œuvre disponible pour aider notamment aux semis et à la récolte des légumes et fruits de printemps témoigne de cette crainte de « pénurie » d’embauches.

La vision utilitariste des personnes migrantes prime ainsi, puisque ces personnes sont encouragées à rester, mais pour une durée limitée, le temps d’accomplir les tâches utiles au pays d’accueil.

C’est ainsi qu’en Italie, le gouvernement a annoncé régulariser 200 000 sans-papiers pour une durée de 6 mois, mais uniquement pour celles et ceux qui travaillent dans le secteur agricole ou de l’aide à domicile.

Une forme de régularisation temporaire, mais qui ne permet pas un ancrage dans la durée, et une réelle chance d’insertion dans la société locale.

Cette régularisation précaire ne s’attaque pas non plus aux conditions de travail subies par ces populations.

La spécialisation et l’intensification de l’agriculture européenne ont encouragé le recours à une main d’œuvre issue des migrations dont bien souvent le travail est non déclaré, le salaires plus faible que celui des saisonniers agricoles nationaux.

25% des aliments produits en Italie
dépendent du travail des saisonniers étrangers

En Italie, 25% des aliments produits dépendent du travail de plus de 370 000 saisonniers réguliers venant chaque année de l’étranger [2].

Les conditions de travail peuvent conférer à l’esclavage tant les rémunérations sont parfois ridicules, et les conditions de vie imposées désastreuses.

A l’orée des champs de tomates, ce sont de véritables bidonvilles qui se sont constitués.

En Inde également, les travailleurs et travailleuses issus de la migration interne – plus de 100 millions d’individus – sont une force de travail essentielle dans le secteur agricole, dans la construction et dans un ensemble de services urbains informels (rickshaw, travail domestiques, plomberie, électricité, nettoyage, ramassage des déchets ménagers, jardinage, gardiennage, etc.).

Selon les études [3], ces personnes migrantes contribuent jusqu’à 10% du PIB indien et l’argent envoyé à leur famille « au village » est une source essentielle de revenus dans des districts marqués par une détresse rurale très profonde.

Dans le contexte de la pandémie, la Banque mondiale prévoit que les sommes envoyées par les travailleuses et travailleurs migrants dans leur pays d’origine, devraient s’établir à 445 milliards de dollars cette année contre 554 milliards en 2019, soit une baisse de 20%.

Selon la même organisation, une part accrue de ces fonds est consacrée à éviter les pénuries alimentaires.

En Inde des millions de migrants internes sont repartis à pied sur les routes, fuyant une mort de faim très probable, abandonnés par l’État et rejetés par les villes. L’Inde urbaine, aisée ou de classe moyenne, s’est finalement rendue compte de sa dépendance à leur égard et a tenté par différents moyens de les « retenir » (en arrêtant les trains censés enfin les ramener chez eux, dignement).

5           Des réponses des Etats inadaptées, inexistantes ou sécuritaires pour ces populations

« L’Etat a oublié les migrants ».

Ce témoignage résonne chez nos partenaires à travers le monde.

Face à cela, il fallait réagir. La société civile était en première ligne, mais elle n’était pas seule : autorités locales, citoyens et citoyennes, et personnes migrantes se sont organisés pour répondre à un droit fondamental, celui de se nourrir.

Face à cette situation critique, la société civile a réagi par des interpellations, communiqués et prises de position publique mais s’est aussi organisée rapidement pour pallier l’inaction de l’Etat. Les distributions alimentaires se sont multipliées, mises en place par des équipes manquant souvent de gel et de masques pour se protéger elles-mêmes.

C’est ainsi qu’à Nouadhibou, en Mauritanie, alors que les femmes et les enfants se bousculaient à l’entrée de la mission catholique dès 6h du matin pour obtenir des denrées alimentaires de première nécessité, des distributions ont été effectuées auprès de 500 personnes. Mais celles-ci ont dû s’arrêter, faute de moyen financier, laissant craindre pour le sort futur des personnes migrantes.

En Tunisie,
 c’est toute une cellule de solidarité qui s’est structurée, réunissant acteurs de la société civile comme des personnes citoyennes engagées dans un fort élan de solidarité, bravant parfois les interdits liés aux mesures de confinement.

Depuis le début de la crise, Alda, partenaire du CCFD-Terre Solidaire, se mobilise pour organiser une solidarité d’urgence © Anadolu Agency via AFP

Les colis alimentaires se sont entassés dans les locaux de notre organisation partenaire, l’appel à dons ayant été entendu par la population et des entreprises tunisiennes. Une assistance a pu être portée à plus de 1000 familles subsahariennes.
Les associations ont par ailleurs subi des pressions de la part du gouvernement, empêchant leur action pourtant vitale pour les personnes migrantes.

La situation a été particulièrement choquante à Calais et Grande Synthe, en France, où les bénévoles munis de l’attestation de déplacement dérogatoire pour « assistance aux personnes vulnérables » ont été verbalisés. Par ailleurs, les forces de l’ordre ont passé à tabac des personnes se rendant aux points de distribution.

Au Maroc, à Nador, la situation est la même. Les associations habituellement actives auprès des personnes isolées dans la forêt se sont vues interdire toute action. Si les distributions alimentaires continuent dans d’autres régions, une liste avec les noms et coordonnées des personnes visitées doit être au préalable établie, et un rapport envoyé au gouvernement marocain.

Les réponses sont donc soit inexistantes, parfois sécuritaires, en tout cas insuffisantes.

La réponse humanitaire apportée par les associations n’est qu’une réponse de court terme, et les régularisations partielles et temporaires proposées par les gouvernements portugais ou italien ne sont que provisoires.

Un échelon doit toutefois pouvoir être mobilisé : celui des autorités locales. Car face à l’inaction du gouvernement, sociétés civiles et autorités locales peuvent et doivent agir ensemble.

En Inde, cette crise inédite et le niveau d’impréparation totale a fait que les autorités locales se sont largement appuyées sur les organisations de la société civile pour mettre en œuvre l’aide alimentaire, l’identification des personnes dans le besoin, etc.

Alors même que cette société civile est en temps “normal” souvent poursuivie car défendant les droits des populations et dénonçant les exactions et la corruption.

En France, l’Association Nationale des villes et territoire accueillants (ANVITA) et les Etats Généraux des Migrations (EGM) sont aujourd’hui en tête d’un appel à mobilisation en faveur de la régularisation de tous et toutes, de façon définitive .

En Tunisie, l’appel à la régularisation des personnes migrantes lancé par la société civile a été suivi par plusieurs municipalités.

6           Nécessité d’agir sur les causes structurelles de la crise alimentaire et de la précarité

La pandémie du COVID-19 et la crise alimentaire mondiale qui est son corollaire démontrent la nécessité d’apporter des réponses structurelles et de moyen terme à ces populations.

Elles questionnent le modèle d’aménagement de nos territoires, la dépendance de nos économies au travail précaire et à la migration, comme c’est le cas par exemple pour l’agriculture européenne.

Elles donnent aussi à voir des situations que l’on a longtemps souhaité ignorer et les inégalités criantes qui traversent nos sociétés.

Face à cela, des réponses d’urgence et de court terme seront largement insuffisantes et ne feront que reproduire les schémas et systèmes générateurs de précarité.

Les causes structurelles de la crise alimentaire et de la précarité qui touchent des millions de personnes dans le monde nécessitent un changement radical de notre système agricole et alimentaire.

Il doit permettre d’assurer la mise en œuvre effective du droit à l’alimentation, et des droits des paysannes et paysans et des travailleuses et travailleurs agricoles (salaires décents, accès à la terre…).

Pour cela il est nécessaire de prioriser des investissements dans les alternatives locales qui favorisent la souveraineté alimentaire : agroécologie, régénération de forêt, relocalisation de notre alimentation, mise en place de marchés locaux.

Comme le souligne un rapport sur les réponses au COVID-19 de Communautés et mouvements d’Asie du Sud Est , le plus haut niveau de résilience et de sécurité alimentaire se trouve dans les terres détenues et gérées collectivement, avec des pratiques de développement durable et agroécologique, des revenus partagés équitablement et des besoins fondamentaux satisfaits.

Cette évolution de notre système alimentaire nécessite des mesures visant spécifiquement les populations migrantes. Leur régularisation – pérenne et sans conditions – est ainsi essentielle.

La crise du COVID-19 a mis en évidence à quel point elles sont indispensables à des secteurs entiers de notre économie.

Mais il serait dangereux, et utilitariste, de ne considérer que cela. L’accès de tous et toutes à la dignité et aux droits fondamentaux ne doit pas être uniquement lié à un contexte, ni servir des intérêts utilitaristes. Cela constitue une exigence non négociable, qui appelle à un changement radical des politiques migratoires.

Solène Bedaux, chargée de mission partenariat migrations
Maureen Jorand, responsable plaidoyer souveraineté alimentaire et justice climatique
Nicola Bullard, responsable du service Asie
Juliette Segard, chargée de mission Inde

[1https://www.immigration.interieur.gouv.fr/Info-ressources/Etudes-et-statistiques/Statistiques/Data-migration/Tableaux-des-annees-precedentes/Emploi-2016

[2https://www.coldiretti.it/

[3https://zeenews.india.com/business/news/economy/internal-migrants-contribute-10-to-gdp-unesco_87148.html

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Signe la déclaration « Africains: : n’oubliez pas qui vous êtes »

Déclaration de la Coalition pour la Libération et le Renouveau de l’Afrique

25 mai, 2020

Salut et paix à vous !

Veuillez trouver ci-dessous la déclaration de la Coalition pour la libération et le Renouveau de l’Afrique (COLIRA), exhortant la diaspora et les Africains du continent, à l’occasion de la Journée de la libération de l’Afrique du 25 mai, à se réveiller et à réclamer leurs droits et leur dignité, et à protéger leur patrimoine contre les acteurs du crime organisé. Elle nous invite tous à œuvrer pour mettre fin aux pratiques qui lèsent l’Afrique, et contraignent les africains à toutes les formes de servitude sur le continent et à l’étranger depuis cinq cents ans, alors que leur patrimoine est pillé par des étrangers.

COLIRA est une initiative collective de nombreux groupes sur le continent et de la diaspora. Nous invitons les groupes religieux, les organisations de la société civile, les individus et les groupes de pression qui sont prêts à travailler pour restaurer la dignité humaine et lutter contre la mainmise extérieure qui appauvrit les enfants de Maman Afrique, à se joindre à nous.

La situation est urgente et requiert un engagement permanent de tous les partenaires. Nous vous demandons de diffuser cette déclaration au grand public, et encourager les uns et les autres à faire de même.

Paix et la justice,

Aniedi Okure
Pour COLIRA

Déclaration: « Africains : n’oubliez pas qui vous êtes »

Quand les toiles d’araignée s’unissent, elles peuvent immobiliser un lion
(Proverbe éthiopien)

Le 25 mai, 2020, Journée de la libération de l’Afrique, nous, peuples et croyants engagés, rallions nos voix, dans le contexte de la crise du COVID-19 pour réaffirmer les idéaux de la souveraineté africaine.

La famille humaine tire ses origines de l’Afrique, le “berceau de l’humanité.” L’Afrique des grandes universités, comme celle de Tombouctou au Mali du 12ème siècle, représente un exemple d’érudition, d’innovation, et du génie du peuple africain. De braves femmes comme la reine Nzingha, ont lutté pour la libération de leur peuple dès les années 1600. Aussi, sachons reconnaître et affirmer le potentiel et le dynamisme de nos peuples africains.

Avec une population de plus de 1,3 milliard d’habitants, l’Afrique prend de l’envol, grâce à son esprit d’innovation. De la plate-forme Ushahidi aux services bancaires via la téléphonie mobile mis au point par des ingénieurs africains, l’Afrique bouge ; malheureusement, la pandémie du Covid-19 menace de freiner cet élan économique. Nonobstant ce défi, le COVID-19 a provoqué une révolution de nouvelles technologies—des stations de lavage des mains alimentées par l’énergie solaire au Ghana, la thérapie novatrice à Madagascar, et les kits de dépistage du Sénégal ont sauvé des vies à travers le continent. Cette pandémie mondiale continuera sans doute à réduire le commerce intercontinental.  Cherchons donc une solution à l’interne. Comptons sur nos propres forces.

Ces avancées, cependant, émergent dans un contexte difficile. Le continent continue de souffrir de l’exploitation abusive de ses ressources, ce qui fragilise ses systèmes de santé publique. La mauvaise gouvernance l’expose également à des pratiques criminelles organisées par des gouvernements étrangers et les multinationales qui habilement évitent de payer les impôts, manipulent les prix d’échange et réduisent les opportunités de son industrialisation. Les transferts illicites de capitaux vers l’étranger par les élites font perdre à l’Afrique plus du double du montant de l’aide au développement et les investissements directs étrangers. À ce titre, nous estimons que sa dette a été payée plusieurs fois. De fait, le monde doit à l’Afrique et aux Africains des réparations pour les horreurs de l’esclavage, du colonialisme, de l’apartheid et les guerres économiques imposées pour l’exploitation sans relâche de ses ressources. Nous croyons que c’est notre devoir de bâtir une Afrique unie, plus forte et un monde meilleur. Unissons nos forces pour poursuivre une justice économique maintenant !

La justice économique exige l’accès aux soins de qualité pour tous. En avril 2001, les États membres de l’Union africaine ont décidé d’investir au moins 15 % de leur budget annuel dans la santé. Près de deux décennies après, il est regrettable de constater que la plupart des pays sont loin de réaliser cet engagement. La pandémie du COVID-19 est l’occasion pour un nouveau départ. Nous rejetons le diktat de la Banque mondiale et du Fonds Monétaire International d’imposer la privatisation de nos services essentiels—y compris la santé. Mobilisons nos ressources nationales pour offrir une couverture sanitaire à tous.

Africains et peuples d’origine africaine, nous avons la capacité de construire un avenir meilleur.  La place des femmes et des filles dans nos sociétés comme leaders, entrepreneurs et agents de changement social est une exigence qui nous incombe.  Nous ne pourrons jamais nous libérer entièrement sans la décolonisation de nos esprits, et la maximisation de la créativité de nos jeunes. Profitons du potentiel solaire et éolien de l’Afrique pour créer de nouveaux emplois, accroître notre production vivrière et impulser un développement économique plus juste. Protégeons la planète et ses habitants et démocratisons tous les services essentiels ! 

Nous demandons à l’Union africaine, à nos dirigeants politiques, aux institutions religieuses, aux mouvements sociaux, à la société civile, la diaspora et tous les hommes de bonne volonté d’œuvrer à nous libérer des chaînes de l’oppression, de la tutelle de l’Occident et de la Chine, et de promouvoir la redevabilité à tous les niveaux de la gouvernance publique. Nous rendons hommage aux sacrifices de nos ancêtres et exigeons des leaders qui protègent les intérêts fondamentaux de leurs peuples.

Comme un pont, nous transmettons les bénédictions reçues aux générations futures. Demeurons fermes —et unis comme des toiles d’araignées, forts de notre foi et jouissant pleinement de nos droits inaliénables à la dignité et la justice.

En avant, en cette journée de la libération de l’Afrique 2020 – Unissons-nous pour notre totale libération- L’avenir nous appartient

Coalition pour la Libération et le Renouveau de l’Afrique (COLIRA)

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Prière pour le Renouveau de L’Afrique: Action de Grâces, Demande de Pardon et Engagement

Action de grâces

Nous disons merci à Dieu notre Créateur pour les grâces abondantes répandues sur notre Mère Afrique et sur tous ses enfants : pour les terres fertiles et riches, pour les ressources minérales, pour la variété de la flore et de la faune, pour le climat tropical luxuriant. Nous disons merci pour l’inventivité des Africains, pour les cultures dynamiques des peuples. Nous disons merci à Dieu pour la sagesse des Ancêtres qui se comportaient comme d’humbles gardiens de la Terre, et qui reconnaissaient l’importance de la famille et de la solidarité. Ô Dieu, vos grâces sont si abondantes que nous ne pouvons les énumérer!  

Demande de pardon

Nous demandons pardon pour toutes les fois où nous n’avons pas su apprécier les abondantes bénédictions de Dieu sur nous, chérir notre unique mission et la place distinctive de notre Mère Afrique dans l’histoire de l’humanité.

Oui, pendant des millénaires, l’Afrique fut cette terre d’abondance qui a permis à un grand nombre de peuples de survivre; et elle continue de fournir des ressources vitales à l’humanité.

Pardonne-nous, Seigneur, pour notre refus de nous accepter, pour le rejet des libérateurs que tu nous as envoyés. Pardonne notre manque d’unité et tout ce que nous avons fait pour torpiller notre développement. Pardonne à nos dirigeants leurs échecs quand ils ne travaillaient pas pour le bien commun, quand ils hypothéquaient notre héritage aux mains d’exploitants malhonnêtes. Pardonne-nous, Seigneur, pour toutes ces politiques qui handicapent notre Mère Afrique et poussent ses enfants à la recherche de pâturages plus verts, à travers des migrations périlleuses faites de noyades en Méditerranée, d’esclavage, de non-respect de leur dignité humaine; ainsi, traités comme des objets de rebut, ils sont parfois dépecés pour le trafic de leurs organes. 

Engagement

En nous engageant, nous proclamons une aube nouvelle pour l’Afrique, un jour nouveau. Nous nous engageons à travailler pour le bien de l’Afrique, comme une famille humaine unie. Nous voulons célébrer qui nous sommes en tant que peuple africain tant sur le Continent que dans la Diaspora. Nous voulons apprécier nos dons et nos talents, et les nombreuses bénédictions que la Création nous a offertes en héritage. À partir de nos forces intérieures, nous voulons utiliser nos talents et nos abondantes ressources pour le développement intégral de notre Mère Afrique et de ses enfants. Nous nous engageons à la décolonisation de nos esprits et à l’éradication du schéma mental de dépendance qui perdure.

Portés par nos Ancêtres, nous nous engageons à bâtir la vraie famille panafricaine, où chaque homme, chaque femme, chaque enfant se sent chez-lui, avec les richesses de son ethnie, de sa langue et de sa religion. Nous nous engageons à approfondir notre foi en notre Créateur, en nos frères et sœurs, et en nos capacités d’agir. Nous invoquons nos Ancêtres ! Qu’ils nous accompagnent dans cette entreprise! Que l’Esprit de notre Créateur nous inspire et nous guide! Amen.

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Sign the Declaration « Africa, Remember Who You Are »

Our Africa Liberation Day 2020 Call to Action

Let us Unite to Liberate Ourselves! – The Future is Ours! 

Greetings and peace to you!

Please find below a Declaration from the Coalition for Africa’s Liberation and Restoration (CALAR), urging Africans on the continent, in the diasporas, and friends of Africa, as we mark Africa’s Liberation Day on May 25 to wake up and claim their rights and dignity and protect their heritage from organized criminal agents. It calls on all to work to put an end to practices that bleeds Africa, and subjects Africans to all forms of indignities at home and abroad over the past five hundred years, while their heritage is turned over to strangers.

This petition will be delivered to the African Union and national governments across the continent.

CALAR is a collaborative initiative of numerous groups on the continent and in the diasporas. We invite faith-based groups, civil society organizations, individuals and active groups who are ready to work to free Africa from the stranglehold that keeps Mama Africa’s children in poverty conditions and restore her children to their endowed dignity, to join in this undertaking.

The situation is urgent and requires a sustained effort of all collaborators. We request that you sign the Declaration below and disseminate it as wide as possible and call on others to do the same.

In Peace and Justice,

Aniedi Okure
For CALAR

Declaration: Africa, Remember Who You Are 

When Spider webs unite, they can tie up a lion (Ethiopian Proverb)

On this Africa Liberation Day May 25, 2020, we, as people of faith and conscience, stand together in the midst of the COVID-19 crisis to lift up the ideals of Africa’s liberation. 

Let us recognize and confidently assert the power and dynamism of Africa’s people. The origins of the human family lie in Africa, the “cradle of humanity.” Africa’s great universities, like the University of Timbuktu in Mali dating back to the 12th century, stand as powerful examples of the brilliance, innovation, and genius of African people. Women like Nzingha, fought for the liberation of her people from as early as the 1600’s. 

Let us look inward and find our gold within. Currently home to over 1.3 billion people, Africa is leapfrogging, thanks to her innovation; from the Ushahidi platform to mobile banking perfected by African developers, now a much-needed lifeline given COVID-19’s economic disruptions. COVID-19 has also spurred a revolution of new technologies—from solar powered hand washing stations made in Ghana, to Madagascar’s promise of new treatment, and Senegal’s test kits that are now saving lives throughout the continent. The global pandemic will continue to limit markets from other continents. 

Let us join forces to pursue economic justice now! These advances emerge despite a difficult context. The continent bleeds from resource exploitation, leaving its health systems fragile. Weak governance continues to expose Africa to organized criminal practices by foreign governments and multinationals who skillfully avoid taxes, manipulate prices, and limit opportunities for manufacturing. Africa loses more through illicit outflows to foreign governments and elites, than it gets from aid and foreign direct investment, combined. We assert that Africa’s debt has been paid many times over. In fact, the world owes Africa and Africans reparations for the horrors of slavery, colonialism, apartheid, and ongoing resource exploitation. We believe a STRONGER, UNITED Africa and a better world is inevitable. 

Let us mobilize domestic resources to make universal healthcare a reality. Economic justice must include quality public healthcare for all. In April 2001, African Union member states agreed to allocate at least 15% of their annual budgets to health. Nearly 2 decades later, most countries have fallen far from the mark. COVID-19 is an opportunity to hit the reset button. We reject the push by the World Bank and the International Monetary Fund to privatize essential services—including health. 

Let us protect the planet and its people and democratize all essential services! We people of African descent have the power to build a better future. We demand full commitment to women and girls as leaders, entrepreneurs, and agents of change. We will not be fully free until we decolonize our minds and maximize the creativity of our youth. We must harness Africa’s blessings of sun and wind to power new jobs, grow our own food, and drive a more just economic development model. 

Let us honor the sacrifices of our ancestors and demand leadership that puts the interests of the people first. We call upon the African Union, national leaders, faith-based institutions, social movements, civil societies, the diaspora and all people of good will to free ourselves from the shackles of oppression; break from the tutelage of the West and China; and promote accountability at all levels of human interaction. 

We stand as a bridge to the blessings of future generations. Let us remain strong—as spider webs united, believing, and living our Creator endowed rights to dignity and justice. 

For the English version of the Declaration and to sign click here. (pdf)

Pour la version française de la déclaration cliquez ici. (pdf)

You are also encouraged to join us in praying for Africa Renewal: A Prayer of Gratitude, Repentance and Commitment 

Africa Renewal: A Prayer of Gratitude, Repentance and Commitment

Thanksgiving

We give thanks to God our Creator for abundant blessings bestowed on Mama Africa and her children, rich fertile lands, mineral resources, diverse plants and animals, and lush tropical climate. We give thanks for the resourcefulness of Africans, for vibrant cultures and peoples. We thank God for the wisdom of our ancestors who recognized that we are custodians of the earth and the importance of family and unity. Your blessings upon us are too numerous to count.

Repentance

We ask for forgiveness for our failure to appreciate God’s abundant blessings upon us, to cherish our uniqueness and the distinctive place of Mama Africa in human history; the land of abundance that has sustained most of the world for many millennia and continues to provide vital resources for humanity. Forgive us for rejecting ourselves and the liberators you send to us, our lack of unity, and our contributions to undermining our development. Forgive our leaders for their failures to work for the common good, for mortgaging the heritage of Africans to dishonest exploiters; for embracing policies that cripple Mama Africa and drive her children to perilous ventures in search for greener pastures, drowning in the Mediterranean, trapped in slavery, deprived of their dignity, treated as disposable goods and slaughtered for their organs.

Commitment

We declare the dawn of a new day as we commit ourselves to work as a united family for a better Mama Africa; to celebrate who we are as a people on the continent and in the Diaspora, to cherish our gifts and talents, and to appreciate the many blessings creation has bestowed on us. We commit to looking within to harness our talents and our abundant resources for the integral development of Mama Africa and her children. We commit to mental decolonization and the eradication of the dependency mindset. Standing on the shoulders of our ancestors, we commit to building a true Pan-African Family where every African man, woman and child feels at home regardless of ethnicity, language, or religion. We commit to deepening our faith in our creator, in our abilities and in each other. We call upon our ancestors to accompany us in this undertaking and may the Spirit of our Creator inspire and guide us. Amen!

Prayer pdf: English versionFrench version, and Portuguese version

Pour la version française de la prière, cliquez ici. (pdf)

To view the video from our kick-off event on May 25, 2020 click here. 

By the Coalition for Africa’s Liberation and Restoration (CALAR) 

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Encountering old friends of the White Sisters (MSOLA) in Algiers

On 12th January, the Berber New Year Yennayer, we brought together our old and new Algerian friends.  Our two young professed sisters, Aurelie and Angèle, were also with us. About 15 people were able to come.  What joy to meet again and also to make new acquaintances. It is importance for us to keep up the long-time relationships created by our elder sisters and also to create new bonds. To bring together persons of different religions, social classes and origins that seemingly nothing would predispose to meet, is for us a way to build bridges.

Hortencia and Valérie, Hydra community, Algiers

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Strategic Plan of Action for JPIC for the religious of Mali

The Justice, Peace and Integrity of Creation tcommittee of Sikasso diocese with Father Nicolas (Missionary of Africa) in the middle. To the right Sr. Vicky Chiharhula and Sr. Brigitte Zawadi.

Vicky Chiharhula and Brigitte Zawadi belong to the JPIC-DI (Dialogue Interreligieux) committee of Bamako Diocese.  Fr.Nicolas MAfr is in charge of this commission on diocesan level.

Vicky and Brigitte have just begun their mandate as members of JPIC-DI animation committee of the National Conference of Religious Women and Men of Mali. To elaborate a strategic JPIC-DI plan for the coming three years, they went to Sikasso (375 km from Bamako) for the meeting which took place at the Missionaries of Africa house. 

In spite of the fact that there were only three out of the five animators who were supposed to meet, we worked well and we did elaborate a JPIC-DI plan of action for the committee of women and men religious. It was also good to get to know other JPIC animators and to meet our brothers.

After my home leave in June 2020, I foresee working with the chaplaincy of the english-speaking community of Bamako who cares for english-speaking migrants and victims of human trafficking. Most of the young girls are from Nigeria, Sierra Leone and Ghana.  In various ountries of the region there are also many candidates for illegal migration.

Vicky Chiharhula, Kalabankura community, Bamako, Mali

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Prayer with Zimbabwean Women in Tunis

Congregation in the Reformed Church de Tunis.

The sisters of La Marsa participated in a prayer with Zimbabwean women of the Reformed Church in Tunis.

Many of these women are in Tunis to work as domestic helpers.

La Marsa community,
Tunisia

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Opening a Home for Migrants in Algiers

Inmigrants in Algiers.

I am engaged in the project Caritas Algiers to work with migrants.

On Ash Wednesday I experienced the move of some migrants who are in convalescence and are being cared for by Caritas. They have been living in the residence of the Sisters Agustinas Missioneras on the hill of Our Lady of Africa in the center of El Harrach… a house foreseen for this apostolate but in need of renovation.  But migrants are used to moving…

Among these migrants, is Muhammed Alpha Diallo, in a wheelchair following an accident at work.  His lower limbs are paralyzed and he walks with crutches.  There is another man who is almost blind as the result of a disease and who is waiting for his voluntary return to his own country. There are women with children, in an illegal situation and who are waiting for the UNHCR to grant them refugee status. There are also some women with post-traumatic symptoms following experiences along their migration route.  They are all going towards the unknown, hoping for a better world…but reality is quite different (human trafficking, exploitation, psychological and physical torture by the traffickers, very complex situations). In their home country they were given beautiful promises which are turning into nightmares along the way and after they reach their destination!

Their experience with Caritas restores their confidence in humanity.  Thanks to Caritas, one of the women migrants who filed a complaint for aggression has been helped by a lawyer friend and has won her case. 

Hortencia Sizalande, Hydra community, Algiers

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Migrants Return from Algeria to their countries of origin

Illegal African migrants camp at Oran.

Every foreigner living in Algeria who does not have a valid visa risks going to prison and has to pay a fine.  In no way can the person leave Algerian territory without having paid the fine and served the jail sentence. 

Often when the country’s security police round up undocumented migrants, mostly sub-saharan, they « throw » them into the desert in the direction of Niger. 

This is the why, for years now, freeing sub-saharans from Algerian prisons is accompanied by expulsions into the Algerian desert after a time of detention in the central police station.

The MSOLA of Oran community accompany these migrants and help them return home if this is what they desire. Muhammed Alpha Diallo is a Guinean who landed in Algeria where he had many difficulties. Our sister Hortensia Sizalande worked hard to obtain his return to Guinee Conakry which he was eventually able to do, even in a wheel chair, acompanied by an agent of the « migrant pole of Algiers ». He finally arrived in his country on 20th December 2019 where he was welcomed by OIM agents who got him back to Boké, his village.  He sent us some photos of his family. His homecoming will not be easy, because the ‘prodigal son’ will have to make reparation and reconciliation.  He still has a long journey ahead of him.

He was able to leave thanks to Mme. Yasmin, (an algerian-german) who had done everything she could to get him into Germany where she lives. 

The three Sri Lankans and one Malaysian woman that Sr.Rose, FCIM (Malian) and myself visit regularly and about whom we worried not knowing how they would travel, have also left. It took a long time to dialogue with the families, negotiate plane tickets and get their dossiers in order… But they finally managed to leave Algeria.  It’s difficult, and it never stops!

Oran community, Algeria 

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Some MSOLA Commitments with Migrants

Panneau annonçant la Journée des Migrants à la Paroisse de Saint Antoine de Yegyeresso in Bobo-Dioulasso.

In the Diocese of Bobo-Dioulasso (Burkina Faso)

On 19th January 2020, this year’s diocesan day for migrants and displaced persons was celebrated in the parish of St. Antoine de Yegueresso in Bobo Dioulasso where there are about 1500 persons displaced because of terrorist attacks in the country. The Talitha Kum group of Bobo raised awareness concerning the human trafficking which is taking place in our region, explaining clearly how displaced persons are vulnerable and targeted. 

Some displaced persons asked the members of Talitha Kum to hear their stories. We did arrange for this and 12 of them exposed their problems, underlining the fact that the displaced children and youth cannot go to school. We remain in contact with them in order to accompany them in the process of meeting civil and political leaders to ask that the children be abe to return to school.

Angela Kapitingana, Bobo-Dioulasso community, Burkina Faso  

In Ghardaia, Algéria

At the beginning of March Ghardaia community visited a family of migrants on the occasion of the birth of their first child.  We were touched by their gestures of welcome and their  generosity  in spite of their very modest living conditions.   Truly blessed are the poor  because they share what they have. 

Ghardaia community , Algeria 

In Tunisia

Amalia Aragón is beginning to discover the migrant milieu, especially through the presons who come to our parish and also thanks to visits to the families, together with a Salesian Sister.

When Speciosa went to Sfax for three days, because of her work with Caritas, she was able to visit the prisoners, most of whom are migrants.

Speciosa and Amalia participated in a day-long meeting of Tunisians and sub-Saharans. During this encounter Fr. David, MAfr presented his book on the words of Pope Francis concerning migrants and about his own experience when he was in Sfax.  Several of us went in order to meet the migrants.  It was also an occasion to meet with Missionaries of Africa and other persons interested and/or involved in the reality of migration.  There were some very interesting discussions.

La Marsa community, Tunisia  

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Small Steps for Ecology by MSOLA in Canada and the U.S.

Some Missionaries of Africa in the March for the Earth in November 2019.

The sisters of Canada and the U.S. all worked on the encyclical « Laudato si ». In response to the Pope’s call, they made various commitments for the care of creation which they share with us. 

In Beauport, last September, four sisters particiopated in a climate march. The present state of the earth requires a community response.  Some avoid eating fish and meat one day a week.

The MSOLA participated in an ecological project of the Sisters of Charity:  elimination of single use plastic. 

In Ottawa, we benefit from the Green Committee of the Sisters of Charity of Ottawa, to support our own efforts, even the small ones, and to follow the new directives of the house concerning ecology based on their plan of action which Ghislaine presented to us : elimination of plastic bottles, using ecological OGIC bathroom tissue, buying big cartons of cream rather than small packets.  Ink cartridges are returned to the suppliers for recycling.

Ghislaine participated in a two-day seminar on « the Green Church » at the Sanctuary of Notre-Dame du Cap. Two hundred people followed the conferences, workshops and prayers to celebrate « the gift of water ».  Christians of all confessions shared about the best ecological practices and rediscovered a Christian spirituality close to God’s creation.

Ghislaine prepared a mini-theater and a film on Amazonia for the children who attend catechism classes.

AdelaÏde community has decided to change to Qwant, a search engine which is more environmentally friendly than Google which consumes a lot of energy. At Centre Afrika the use of paper has been reduced by reusing the blank pages on the back.

Small medicine containers.

The communities of Cartierville. Thérèse Gravel collects small paper and plastic medicine containers and gives them to the children of one school. Lucille Cadieux points out that in the Catholic Church there exist organizations that unite Catholics for the preservation of the environment. In Canada: Development and Peace; the Green Church, and the project ‘’Voyage’’ which works to link the north and south hemispheres in view of promoting durability.

The sisters from Canada and the U.S.

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Raising Awareness About the Environment

Cleaning the environment.

The pre-postulants of Gumo community participated in a seminar, together with the young members of several congregations from the 5 dioceses of northern Ghana. 

We participated in three workshops: self-knowledge and knowledge of others, leadership,   and environment. During the last worskshop we became more aware of the environment and we learned how to care for it, avoiding the use of plastics and and learning how to dispose of them properly. We also discussed how to reduce the use of petrol and gas, and to stop cutting down trees. We were also advised to plant new trees.

Yirabo Koné Alice, Nana Gouwend-Panga Nadine, Naah Martina, pre-postulants, Gumo community, Ghana

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Planting Trees in Nouakchott, Our Way of Caring for the Earth

Young trees need protection against goats and cows in dry land.

Motivated by the experiences of gardening and the tree nursery with the children of the ‘Neighborhood House’, we decided to plant trees with the people.

The Islamo-Christian group (GIC) wanted to sponsor an activity with the Mauritanians. Yahya, a young Mauritanian man who belongs to the group, was given the task of finding a place for the plantation as well as some young people willing to join the project.   He chose to carry out the project in Arafat, a working-class neighborhood where he lives. Some friends and colleagues from the Association Children of the Sun, founded by Yahya, joined the group.

After two planning meetings with various people and two other awareness meetings with the youth of Arafat, one animated by Celina and the other by Yacoub Tandia of Caritas, our dream of planting some trees grew in scope. The youth raised awareness in the neighborhood and made a list of 157 people who wanted trees. Seeing the scope of the project, the GIC decided to add more collaborators. This is how we met Bios Diallo, journalist and writer, and Bamba, an environmental activist.  We discovered the organisation called The Great Green Wall and we requested that they finance our project.  The secretary general himself suggested a poultry project which would help finance the activities of Children of the Sun.   

While waiting for their response to our request, we continued to raise awareness among the children in workshops on gardening  and tree nurseries, and even with the families who want trees.

Yahya is firmly decided to plant trees each year, even if it means only one !!

Every encounter has given us more wisdom plus new elements which can help us to succeed.  And we have understood the importance of having an objective, of collaborating with the local government without fear or prejudice, which is not always obvious.  When doing good one must not be afraid, and even if the local government does not respond, we must not get discouraged but rather continue to keep them informed.   Perhaps one day they will understand the good of it all and will come to seek collaborators among the youth.  Because it is a responsible population which will change the system and not the government which is labeled as « corrupt ».  We have seen the need to incude children in each project because they are the future and the ones  who will take over.  One must prepare well and go to the end, following the objective while not counting on the results too much because they might not be visible until much later. One might say that these  persons are living out what the Gospels say in the parables : ‘one prepares the soil, another sows, and still another reaps’.

Preparing Tree Nurseries with the children

Sisters Celina and Lucille (on the left) and Victorine (on the right), Yahya and the children of the association Children of the Sun with the tress they seedling they have planted.

On a Saturday afternoon, in the context of our tree-planting project, we welcomed 34 children from the association Children of the Sun, which was founded by Yahya.

The children came from Arafat, a working-class neighborhood on the periphery of Nouakchott. Three adults accompanied them.  We offered them a welcoming drink of home-made juice and Celina showed them a power point on the environment in Mauritania.  After this, the children were divided in three groups, guided by Celina, Victorine and Lucy on  a visit of our garden with its variety of plants.

For us it was a great joy to see the children marvel at the discoveries they made and above all to hear them rejoice each time they found the name of a tree or plant. Many of them had never seen lemon or mango trees or even a tomato plant…

After the garden tour they learned how to mix soil with fertilizer to prepare the mound of a fruit tree.  Then each one filled their already prepared empty carton of milk with some of this mixture, in which they planted seeds of moringa. They went home with their moringa ready to care for it.  At the end of the day all the children were happy with their experience. Some of them shared their joy at having learned new things, thanks to the power point and the guided visit of the garden. Yes, the message got through and this has made us happy also!

Celina Natanek, Nouakchott community, Mauritania

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The parish feasts women on the International Day for Women’s Rights in Nouakchott

On 8th mars, International Women’s Day, Nouakchott community participated in the event organized by the reception/listening committee of the parish. A good number of women from our various places of apostolate were present. 

Women’s Rights International day celebration with the parish women

After Mass, we gathered in a restaurant for a talk, a meal and a time of relaxation around the theme: « Social cohesion ». The speaker mentioned that, as women, we have a natural ability to contribute to social cohesion, an ability which we should use in a way that will benefit everyone.  Afterwards Aichatou, a Mauritanian woman, shared her experience of working in the kindergarten PK with our sisters Carmen, Marie-Cecile and Kordula.

After the meal we enjoyed singing, games and traditional dances. It was an excellent occasion for Mauritanian women, black and white, Muslims and Christians, of different nationalities, to encounter each another.

Sisters Celina and Jeanne d’Arc with the women footballers from the 
« Soleil des Enfants » team.

After lunch, Celina Natanek and Jeanne d’Arc Ouattara went to watch a women’s football match organized by the association «Soleil des Enfants» with whom Celina collaborates. Before the match the sisters were welcomed by both teams. This was a special honor!

The theme chosen for 11th March by the Islamo-Christian group was « Women’s status in the Bible and in the Coran « . Celina had prepared a presentation on woman in the Bible and Fr.Victor on woman in the Coran. The young Muslims were surprised to hear our words and especially to discover their Sacred Book. They became aware of the ideas about certain subjects which have been instilled in them due to fear of the « other » who is different.  We pray for fulness of life, for freedom without fear!

Nouakchott community, Mauritania

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In Ouagadougou (Burkina Faso), NO feasting Women’s Rights Day this year

Materials for Women’s Rights Day Celebration.

We celebrated 8th March, World Women’s Day, in an atmosphere unlike any other.  In the city of Ouagadougou, one had the imperssion that everything was silent, without life, without joy, with very little movement in the city.  The women did not celebrate the day as usual because of the present situation of insecurity in our country.  The day before 8th March, 45 people had been killed by a terrorist group, not far to the north of Ouagadougou.

Ouagadougou community, Burkina Faso  

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Rejoicing on the International Day for Women’s Righst in Kalabankura (Bamako – Mali)

Sr. Marichu Gómez with the domestic hempers and the teachers at the Parc in Bamako.

At the beginning of March, Marichu and the teachers at the Women’s Centre of Kalabankura celebrated Women’s day by feasting and relaxing in the park of Bamako with a group of domestic helpers who are doing their training at our place on Saturday afternoons. So these girls, who never have time for some relaxation, really enjoyed the day as well as the meal very much.

Because 8th March was a Sunday we had decided to celebrate International Women’s Day on 13th March. 

We began on 11th March by a discussion with the girls and women of the Center on the dignity of woman and her role and contribution to society.  They were happy and surprised by what they discovered.  The following day, in the context of care for life and the environment, we did a big cleaning of the courtyard and surroundings. The job was well done with a lot of joy and enthusiasm.

The 13th March was the big feast and for the occasion Marichu had organized a small raffle to add to the enjoyment of the day. It was indeed a day of joy and merriment. After the meal and the dancing everyone went home quite exhausted!! 

Kalabankura community, Bamako, Mali

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St Bakhita celebration in Nouakchott (Mauritania)

Sta. Josephine Bakhita

On Sunday 9th February, during adoration time at the parish, we used a prayer, sent by Begona for the feast of St.Josephine Bakhita, for all the victims of human trafficking and to ask for the conversion of traffickers. 

On that same day Lucille, who collaborates in the parish youth office, proposed human trafficking as the theme for their meeting on 9th February. The reception/listening committee of the parish invited two speakers of Caritas Mauritania. All of us sisters attended the conference and the meal with 40 young people which followed.  After the conference, the youth asked questions and shared their experiences.  Lucille, as counsellor of the parish youth, presented the life of Bakhita and explained why she is the patron of victims of trafficking. It was a beautiful day of raising awareness and of sharing among the youth, most of whom are in a migrant situation.

Nouakchott community, Mauritania 

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Celebration of the Day of Awareness and Prayer for Human Trafficking in Madrid and Alcalá de Henares

The Intereclesial group against human trafficking after St. Bakhita’s Vigil in Madrid. 

This year the Interchurch Group against Human trafficking prepared the prayer vigil based on the diary of St. Josefina Bakhita, with testimonies of victims of this explotation and biblical texts, to show that what happened to Bakhita still happens today to thousands of persons, especially women.  The symbols were very powerful and the hymns full of meaning.

Each year the group chooses a different parish so as to gradually sensitize the entire diocese.  In 2020 it was l’Olivar parish.  On 8th February the Church was packed for the vigil. The most moving moment was the testimony of a victim of trafficking which had been recorded.  The vigil radiated the Gospel, communion, hope and commitment to the forgotten of our society.  

The vigils of St.Bakhita had been prepared by an inter-Church group to which Begoña Iñarra belongs.  Each year these vigils reach out to more dioceses and parishes in Spain, thanks especially to the presence in the group of a member of the Human Trafficking Commitee of the Episcopal Conference. 

The first vigil of this kind took place on 9th February in Alcala where several of our Sisters live in two residences.  Laura Fernández and Feli Garcia participated. They very much appreciated the testimonies and symbols, and above that the vigil was animated by lay persons.

Begoña Iñarra, Islas Cíes community, Madrid

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Celebration of the International Day of Awareness and Prayer for Human Trafficking in Bobo Dioulasso (Burkina Faso)

Young people and the MSOLA novices in the workshop on human trafficking

To prepare the celebrations for the feast of St. Bakhita of 8th February, the Talitha Kum team of Bobo Dioulasso, to which Angela belongs, organised various sessions in order to raise awareness.  Angela (SMNDA) and Marceline (PSA) animated a discussion group during a workshop on human trafficking.  

On 5th February there was a raising awareness session for a group of 50 women of Our Lady of the Apostles parish. During the session the women discovered that human trafficking exists among them.  In sharing their stories, they became aware that some of them had been tricked without realizing it because they thought that it was a golden occasion to make some money. One concrete example is the domestic workers. They uncovered the presence of a recruiting organisation in the region, which presents itself as a charitable group which helps women to gain a living.

On 6th February a session was held for a group of young people from the same parish. They were touched by the presentation of a video showing concrete cases in Burkina Faso.  Some young people in the group were aware of the existence of human trafficking in their surroundings and were clearly afraid to report it because the traffickers are people who have a big influence in the milieu. The group was dynamic and determined to fight this evil among young people.  The coordination team will continue to form this group so that they can fight trafficking better. The MSOLA novices also participated in the meeting.

Participants at the Eucharist for the victims of human trafficking .

On 7th February an evening vigil was celebrated in the same parish about the reality of trafficking in order to sensitize through the use of symbols and the sharing of facts, and to pray for the victims of trafficking.  We adapted to our situation a prayer prepared by Talitha Kum Rome. For example, the testimonies were concrete stories of vicitims, taken from our experience. This made a great impact on the public. 

On 8th February, feast of  St. Bakhita, a special Eucharistic celebration was prepared by Talitha Kum Bobo in collaboration with the national team.

Angela Kapitingana, Bobo Dioulasso Community, Burkina Faso

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From Ghardia in Algeria: Fraternal encounter in spite of different faiths

Ghardaia, the old town.

Angèle, Aurélie and M. Angeles share with us their fraternal encounter of friendship with a Muslim family:

The friendship between Madame N. and Scholastique Makita began when N. followed some courses at our house. But Scholastique had never entered N.’s house. It took four years of « taming » and mutual acquaintance for the family to open its doors to the White Sisters.  One day N. invited the whole community.  He daughter and her brother came to get us and show us the way.  The family welcomed us with open hearts.  They were all there:   the mother, the father, their children and N.’s sister with her 20-year old daughter who teaches the Coran at  a Medersa.

It was an encounter of hearts between the humble and the small, between Islam and Christianity, an encounter revealing a depth of closeness, which we lived after more than 150 years of life shared between our sisters and the Muslim population.

The arab tea

We shared cakes, juice, tea, coffee, all prepared with great love and joy. But above all, we shared what makes up our lives, its joys and sorrows.  We also spoke about our faith and they offered each one of us a wish in writing. The one of Angèle reads: « May you be like the candle that melts in order to enlighten others ».

Before leaving the sister of N. recited a sourate, in a moment of communion and thanksgiving to the God who unites us.  This unity of faith was exceptional. We have learned to take the risk of encounter and friendship, to learn how to wait for the moment of friendship. It was an unforgetable gift.  

Ghardaia community, Algeria 

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Getting to know the other different, in view of deeper encounter

Chantal VanKalck, the animator of the workshop

The diocese of Ghardaia invited Chantal Vankalck to give a session on Islamology. The ten participants, coming from 5 continents, arrived in the communities of Ouargla, Touggourt, Hassi Messaoud and Ghardaia. Along them were Danielle and Maria Angeles of Ghardaia community.

Chantal, from the community of Algiers Hydra was able to communicate her knowledge, her convictions and her openness of spirit with passion and competence. It was a beautiful experience of sharing and of openness so as to better understand the faith of the other, Islam (or rather Islams), the Coran, contemporary trends and the current major debates. 

The objective: to know Islam better so as to be able to meet in a dialogue in which each one accepts to be transformed by the word and the faith of the other.  We are all seekers, servants and adorers of God.

We were touched by the text of Pierre Claverie about « Plural humanity »: « The emergence of the other, the recognition of the other, the adjustment to the other have become hauntings… No more walls, no more borders, no more fractures. The other must exist, otherwise we expose ourselves to violence, exclusion, rejection…Discovering the other, living with the other, does not mean losing one’s identity (one’s personality). We talk about tolerance, I think it’s a minimum and I don’t really like this word because tolerance implies that there is a winner and a loser, a dominant and a dominated and that the one who holds the power tolerates that the others exist. Of course it’s better than rejection, exclusion, violence, but I prefer to talk about respect for the other… the other has the right to exist, he carries a truth, he is respectableThere is no greater love than to give one’s life for those one loves. »

Pope Francis with Islam dignitaries

The participants’ questions invited us to situate religious plurality within our Christian faith, God’s plan, and the history of salvation. We left encouraged to commit ourselves as Church and as Congregation to our practice of dialogue in a more apt way.

We have appreciated the content and the invitation to let ourselves be challenged by the faith of Muslims and their fidelity to prayer. Our perception of Islam and Muslims has been renewed, as well as the desire to deepen our knowledge in order to know the other better.  Isn’t FRATERNITY the new horizon of mission?

Maria Angeles Yániz and Danielle Lorenzoli, from Ghardaia community, Algeria

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