Guide du journal LE MONDE pour aider à voir clair dans l’information sur internet

Le journal Le Monde s’est engagé dans une démarche d’éducation à l’information par la mise à disposition, sur son site Internet, de contenus pédagogiques, afin de donner, au plus grand nombre, les clés de compréhension pour naviguer dans l’océan de l’offre médiatique.

Aujourd’hui de fausses informations, rumeurs et autres complots sont diffusés à grande échelle sur les réseaux sociaux, ces plates-formes d’échanges devenues médias, et où les recommandations de nos contacts valent hiérarchie de l’information. À tel point que Facebook a été accusé d’avoir influencé l’issue de l’élection américaine de novembre 2016, en laissant proliférer les fausses informations, appelées « fake news », qui désignent des informations volontairement trompeuses. Un ennemi difficile à combattre, puisqu’une analyse ne sera jamais autant diffusée que le mensonge d’origine.

Pour combattre ce mal, Le Monde explique, ce qu’est une information, pour que les jeunes apprennent à adopter, pour eux-mêmes, des réflexes journalistiques. Ce que je lis, est-ce une information, une opinion, une rumeur ? D’où vient-elle ? Est-ce du discours rapporté ? Cette image que je vois, de quand date-t-elle ? A-t-elle déjà été utilisée dans un autre contexte ? Etc.

Guide complet pour vérifier l’information, qui pourra servir à tout citoyen.

A. Pourquoi il est important de vérifier une information avant de la partager ?

Nous voyons une information circuler sur Facebook, sur Twitter ou un autre réseau social, elle nous fait réagir et nous voulons tout de suite la partager. Rien de plus normal, mais attention ! En participant à la diffusion de ces informations, nous avons donc autant le pouvoir de faire connaître un sujet qui nous tient à cœur… que celui de «piéger » involontairement notre entourage si l’information est fausse. Ce qui peut dans certains cas avoir des conséquences dommageables : diffuser une fausse rumeur d’attentat peut contribuer à créer une panique pour rien.

Partager une fausse information sur une personne peut nuire à sa réputation et l’exposer à des insultes, voire pire.  On peut donc considérer que nous sommes en partie responsables des informations que nous partageons. D’où l’importance d’apprendre à ne pas se faire piéger soi-même, pour éviter de piéger nos contacts à notre tour.

Ces outils que nous vous offrons ne vous permettront sans doute pas de trier à coup sûr le vrai du faux, mais ils sont là pour vous éclairer dans vos réflexions. Il s’agit de donner des moyens à chacun de lutter contre les manipulations ou les informations malveillantes qui pullulent. Et de rappeler qu’il n’est jamais trop tard pour rectifier, au minimum, une information fausse.

B. Qu’est-ce qu’une information ?

Le mot désigne des faits portés à la connaissance d’un public. Mais pour être considérée comme telle, une « info » doit répondre à au moins trois critères :

  1. Elle doit avoir un intérêt pour le public.

Une histoire de la vie courante comme « j’ai promené mon chien ce matin » peut être intéressante ou attendrissante, mais elle relève de l’anecdote. Une information, en revanche, amène quelque chose qui doit concerner le public à qui elle est destinée. Par exemple, une agence de presse va raconter un séisme en Italie ou un journal d’information va révéler un document prouvant un scandale.

  1. Elle doit être appuyée sur un fait.

Une information n’est pas un avis. Par exemple, dire que l’on préfère le footballeur Cristiano Ronaldo à Lionel Messi est simplement une opinion, car votre voisin pourrait tout à fait dire l’inverse. En revanche, dire que le premier a fait une meilleure saison en 2016, en remportant notamment plus de grandes compétitions internationales et en étant sacré meilleur joueur de l’année, c’est une information, car cela s’appuie sur des faits.

  1. Elle doit être vérifiée.

Une rumeur se base sur des « on dit que… », sans que l’on puisse savoir quelle est  l’origine de l’affirmation. Au contraire, une information se base sur des faits réels et, dans la mesure du possible, vérifiables par tous. Par exemple, « le niveau de la Seine a dépassé les 6 mètres le 3 juin 2016, selon Vigiecrues ». Un des principes du journalisme consiste à ne pas donner une information sans qu’elle ait été au préalable vérifiée auprès, selon le cas, des personnes directement concernées, de plusieurs témoins, d’experts, etc.

Cas concret :

Un militant a diffusé sur les réseaux sociaux un message qui affirme qu’Alain Juppé a dit la phrase suivante : « J’avais fait construire la plus grande mosquée d’Europe. » Si l’on écoute la vidéo qui accompagne son message, on entend bien M. Juppé dire cette phrase.

Mais attention ! Si l’on retrouve l’intervention de M. Juppé sur France 3, on s’aperçoit que sa déclaration a été coupée et détournée de son sens par le militant sur Twitter. En réalité, il a déclaré : « On a commencé par dire que j’avais fait construire à Bordeaux la plus grande mosquée de France, et même d’Europe. » Dans le contexte de l’interview, on s’aperçoit qu’en réalité Alain Juppé disait être victime de fausses informations… comme celle de notre militant qui a volontairement coupé sa phrase.

C. Qu’est-ce qu’une source d’information ?

 Par « source », on entend tout simplement l’origine de l’information. C’est une notion importante puisqu’elle apporte de précieux éléments de réponse à la question de savoir si un article est fiable.

Source directe ou indirecte ?

Dans un article, une source peut être plus ou moins directe et plus ou moins clairement mentionnée. On peut distinguer deux types de sources : les sources primaires et les sources secondaires :

  1. La source primaire est un élément direct : un témoin d’événement, un participant à une réunion, un enregistrement vidéo, une photographie, un document écrit…
  2. Les sources secondaires font appel à un ou plusieurs intermédiaire(s) : cela peut être le récit d’un média ou d’un livre d’histoire, une anecdote racontée par quelqu’un qui n’était pas présent au moment où elle a eu lieu mais qui raconte ce qu’on lui en a dit, etc.

Le cas des sources anonymes

Parfois, les journalistes donnent la parole à des personnes sous couvert d’anonymat, pour les protéger. Certains y ont recours plus régulièrement que d’autres, que ce soit dans le domaine de l’investigation ou dans celui du politique. On peut par exemple lire « un proche de Madame  Dupont dit que… » lorsque la personne en question ne souhaite pas être associée à ses déclarations.  Face à une source anonyme, on peut attendre d’un média sérieux qu’il vérifie ses affirmations et ne se base pas sur un seul avis.

Toute source a ses limites

Les journalistes essaient de multiplier les sources, en faisant en sorte qu’elles soient le plus directes possibles, pour vérifier les informations. Il est important de le faire car plusieurs sources, même primaires, peuvent donner des éléments contradictoires et des précisions sur un même événement. Elles y ont d’ailleurs parfois intérêt : demandez à quelqu’un s’il est coupable, il le reconnaîtra rarement… On peut donc accorder d’autant plus d’importance à une information si elle vient de sources variées et identifiées.  

Cas concret :

Un article, qui affirme que les jardins potagers seraient taxés à partir de 2017, a été partagé des dizaines de milliers de fois sur les réseaux sociaux :

Mais lorsque l’on regarde d’où vient l’information, on s’aperçoit qu’elle a été publiée sur le site Actualite.co : Ce site n’est absolument pas fiable : il a été créé pour permettre à n’importe quel internaute de fabriquer de faux articles et de les partager pour piéger ses amis. L’information était donc fausse.

 D. Vérifier une rumeur qui circule sur les réseaux sociaux

 Facebook, Twitter, Snapchat, Reddit ou YouTube ne sont pas des sources d’informations en soi. Les publications que vous y trouverez peuvent aussi bien venir de sources réputées sérieuses que d’internautes mal intentionnés. Voici quelques conseils pour mettre en perspective les informations auxquelles vous êtes confrontés sur les réseaux sociaux :

  1. Identifiez l’auteur du message. Qui s’exprime ? S’agit-il d’un média connu, d’une personnalité publique ou bien d’un site ou d’un internaute dont vous n’avez jamais entendu parler ?
  2. Partez du principe qu’une information donnée sur le web par un inconnu sans aucune possibilité de la vérifier vous-même est a priori plus fausse que vraie.
  3. Fiez-vous plutôt aux médias reconnus, aux journalistes et aux experts identifiés. Attention, ne considérez pas pour autant que cela suffit à rendre toutes leurs informations absolument vraies. Tout le monde peut se tromper, de grands médias aussi.

Essayez au maximum de remonter à la source de l’information. Beaucoup de messages qui circulent sur les réseaux sociaux ne disent pas d’où provient l’information. Dans l’absence de source ou de référence précise quant à l’origine d’une affirmation (un chiffre, une anecdote…), mieux vaut rester prudent. Méfiez-vous également des sources indirectes du type « l’ami d’un ami m’a dit que… »

  1. Un principe de base est que si plusieurs médias fiables donnent la même information en citant des sources différentes, elle a de bonnes chances d’être vraie. A l’inverse, face à une information non sourcée, le fait de ne pas la retrouver ailleurs invite à la plus grande prudence. Twitter et Facebook permettent d’interpeller des journalistes, vous pouvez tenter de le faire pour leur poser la question.
  2. Vérifiez la date de l’information, image ou vidéo : sur les réseaux sociaux, il arrive qu’une publication ancienne « remonte » lorsqu’elle est très partagée. On risque de prendre comme une nouveauté un fait qui date de plusieurs mois.
  3. Une photo ou une vidéo n’est jamais une preuve en soi, particulièrement quand elle vient d’un compte inconnu. Elle peut être ancienne, montrer autre chose que ce qui est dit ou être retouchée avec un logiciel. On peut le vérifier en entrant l’URL de l’image sur Google Images ou sur le site TinEye.
  4. Méfiez-vous des messages chocs. L’information qui circule sur les réseaux joue souvent sur l’émotion. Il n’y a rien de mal à être agacé face à une injustice ou attendri par un animal mignon, mais il faut rester conscient du risque de se faire prendre au piège.
  5. Un message partagé n’est pas forcément vrai. Ce n’est pas parce que des dizaines de milliers de personnes ou quelques amis de confiance ont partagé un message qu’il est authentique. Cela veut seulement dire qu’il fait réagir, ni plus ni moins.
  6. Réfléchir avant de partager. Cela paraît simple, mais cela reste la meilleure règle : Réfléchir quelques secondes avant de s’emballer et de partager une rumeur évite bien des embarras. Il suffit souvent de quelques clics et de quelques recherches pour recouper ou vérifier une information.

Cas concret :

Le Front national a diffusé sur les réseaux sociaux cette image, présentant le cas d’un agriculteur qui ne vivrait qu’avec 284 euros par mois, pour opposer sa situation à celle des demandeurs d’asile :

Mais en réalité, l’agriculteur Pierre n’existe pas. Sa situation a été inventée et ce que l’image ne dit pas, c’est qu’il aurait en fait le droit à une aide pour que ses revenus soient d’au moins 800 euros par mois à la retraite.

E. Comment vérifier une image ou une vidéo ?

Les vidéos et les images qui circulent sur les réseaux sociaux prennent une part de plus en plus importante dans notre consommation de l’information. Elles posent en revanche des problèmes spécifiques pour arriver à prendre du recul puisqu’elles diffèrent largement dans la forme de l’article « traditionnel ». Voici quelques conseils pour appréhender ces médias.

  1. Gardez toujours à l’esprit qu’images et vidéos ne sont pas des preuves en soi. Comme tout élément d’information, ces médias peuvent être sujet à des interprétations et des manipulations.
  2. Posez-vous des questions sur le contexte. Qui est l’auteur de cette photo ou vidéo ? Où a-t-elle été prise ? A quelle date ? Comment a-t-elle été ensuite diffusée ? Plus les informations à ce sujet seront nombreuses, plus il sera possible de les vérifier et donc de comprendre de quoi il s’agit. A l’inverse, partez du principe qu’il est impossible d’accorder du crédit à une image en l’absence de ces informations.
  3. Vérifiez si elle n’a pas été partagée ailleurs avant. Il existe un outil simple de recherche inversée sur Google pour les images, et un autre similaire d’Amnesty international pour les vidéos. Avec ces outils, vous pourrez comparer les informations sur la même image dans d’autres contextes, pour voir si les versions coïncident ou non.
  4. N’hésitez pas à lire les commentaires de la publication. On peut parfois y trouver des remarques pertinentes, des précisions, voire une réponse de l’auteur de l’image.
  5. Enfin, rappelez-vous que le nombre de partages ou de vues sur une publication n’est pas un signe de fiabilité. Cela veut seulement dire qu’elle fait réagir, ni plus ni moins.

Cas concret :

Voici une photo présentée par le site RadioCockpit.fr comme celle d’un pilote avion français avec une pancarte indiquant : « Hollande Démission », dans un article publié le 24 septembre 2014.

Attention : il s’agit en fait d’un photomontage, ce dont on peut s’apercevoir en utilisant la recherche inversée de l’outil Google Images. Avec cette recherche, on tombe sur une vidéo réalisée par un pilote de chasse américain qui s’est filmé en plein vol avec des pancartes, sur lesquelles il adresse un message à son frère à l’occasion de son mariage. Rien à voir, donc, avec François Hollande.

F. Comment reconnaître une théorie complotiste ?

 Il existe plusieurs définitions de ce qu’est une théorie conspirationniste. D’une manière générale, l’expression désigne les thèses qui affirment qu’un groupe plus ou moins occulte manipule le monde ou au moins certains grands événements (élections, attentats…) dans le plus grand secret.  Voici quelques signes qui permettent de déceler les théories conspirationnistes et quelques conseils pour les déconstruire.

  1.  Un groupe obscur qui tire les ficelles. On retrouve souvent dans les thèses complotistes l’idée selon laquelle tout serait cousu de fil rouge, manigancé à l’avance et dans le secret par un groupuscule qui domine le monde (au choix : les Juifs, les Illuminatis, les Reptiliens etc.), sans en avancer la moindre preuve. Les théories du complot sont séduisantes car elles offrent souvent une réponse simple et toute faite à des problèmes complexes.
  2. Le détail présenté comme une preuve absolue. En principe, plus une information est surprenante ou plus une accusation est grave, plus il est nécessaire de l’étayer. Par exemple, tout le monde (ou presque) s’accorde à dire depuis des siècles, preuves à l’appui, que la Terre tourne autour du Soleil. Pour affirmer l’inverse, il faudrait donc disposer de preuves solides. Le discours conspirationnistes fait exactement l’inverse : il remet en cause des discours argumentés et bâtis sur de nombreux faits à partir de quelques vagues observations.
  3. Les coïncidences qui deviennent des preuves. Une autre grosse ficelle consiste à utiliser des éléments a priori sans incidence comme autant de preuves que tout est manipulé. Par exemple, après l’attentat de Nice le 14 juillet 2016, une théorie conspirationniste a présenté les faits comme une tuerie manipulée par le Mossad, sous le simple prétexte qu’un touriste juif avait filmé la scène. Il y avait pourtant des milliers de personnes sur place.
  4. L’absence de source fiable devient un argument supplémentaire. Il est tout à fait légitime de demander des preuves, face à des accusations aussi graves que le fait d’avoir monté un attentat de toutes pièces par exemple. Le discours complotiste a souvent une réponse toute trouvée : « S’il n’y a pas de preuve, c’est normal. Elles ont été effacées ou cachées par ceux qui nous manipulent ! » Problème : l’absence de preuve ne… prouve rien.
  5. La rhétorique conspirationniste n’accepte pas les remises en cause. Tout argument valide qui va à son encontre est écarté en invoquant le fait qu’il s’agirait d’une manœuvre de diversion, d’une manipulation téléguidée par le groupe occulte dont on parle, voire en l’ignorant complètement. Le tout sans jamais répondre sur le fond du sujet.
  6. Parfois, on ne peut pas tout expliquer dans la foulée d’un événement. Dans le cas d’événements complexes, il faut souvent des jours, des mois voire des années pour faire la lumière sur les circonstances précises. Cela n’a rien d’anormal.
  7. Attention à ne pas voir des conspirationnistes partout. Il existe des définitions plus ou moins larges du complotisme, mais il ne faut pas réduire toute critique ou tout doute exprimé à une théorie conspirationniste. Il est tout à fait légitime d’interroger un discours auquel on est confronté, d’exiger des explications, des arguments, des preuves. L’important est simplement de ne pas inverser les choses, en tirant des conclusions inverses et définitives sans réelle preuve.

G. Comment lire un sondage ?

Plus une élection approche, plus les sondages en tous genres fleurissent pour tenter de deviner qui en sera le vainqueur. Mais attention : tous les sondages ne se valent pas et, de façon générale, il est bon de les prendre avec des pincettes. Voici nos conseils.

  1. Attention aux faux sondages. Les « sondages » sur internet de type « question du jour », faits sur Twitter ou sur certains sites d’information, ne sont absolument pas contrôlés. Il est très facile d’y répondre plusieurs fois, ce qui fait que l’échantillon obtenu n’est absolument pas représentatif de la population. Ces études ne donnent donc pas d’indication sur les intentions de l’électorat.
  1. Un sondage qui porte sur une élection ou un référendum doit préciser, dans sa notice, la manière dont il a été réalisé. Sinon, il contrevient à la loi.
  1. Une enquête d’opinion doit avoir été menée auprès d’un échantillon de sondés de taille raisonnable (au moins 500, plus encore dans l’idéal). Sinon, sa fiabilité peut être mise en doute. Attention : certains sondages portent sur un sous-échantillon (par exemple, les jeunes ou les électeurs de droite). Dans ce cas, c’est ce sous-échantillon qui doit être composé d’au moins 500 personnes.
  1. Faites attention à la manière dont la question est posée. S’il s’agit d’une question d’opinion (par exemple : « Etes-vous favorable à… »), la question ne doit pas orienter la réponse.
  1. Tenez compte de la marge d’erreur (elle est en principe précisée dans la notice du sondage). Si, par exemple, le candidat X est donné en tête face au candidat Y avec 50,5 % des votes et que la marge d’erreur est de 3 points, le sondage ne permet pas vraiment de les départager car cela signifie que le score X peut aussi bien être 47,5 % que 53,5 %. Par ailleurs, la marge d’erreur n’est pas une donnée absolue, il existe de nombreux autres biais possibles.
  1. Souvenez-vous qu’un sondage n’est qu’une photographie à un instant T de l’opinion. Un candidat donné en tête avec 10 points d’avance trois mois avant l’élection peut s’écrouler. De même, on peut accorder plus de crédit à un résultat validé par plusieurs sondages différents dans le temps et par des instituts différents qu’à un seul sondage isolé.  
  1. Plus un sondage arrive longtemps avant une élection, moins il est fiable. Cela tient non seulement au fait que les électeurs peuvent changer d’avis entre-temps mais aussi que les noms des candidats ne sont pas tous connus et que la campagne n’a pas réellement démarré.

 

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